Ce lundi 15 juin, environ 380.000 élèves de terminale ont affronté l'épreuve de philosophie au baccalauréat, marquant ainsi le début des épreuves écrites. Selon les données de RTL, le nombre total d'inscrits s'élève à plus de 530.000 pour cette session.
Les candidats ont dû choisir entre deux sujets de dissertation : "Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?" ou "peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?". Ils avaient également la possibilité de commenter un texte extrait de Humain, trop humain de Friedrich Nietzsche.
Lors d'une interview accordée à RTL, Fabrice Midal, philosophe et ancien enseignant, a partagé son analyse des attentes relatives à l'épreuve. "Il est essentiel de comprendre qu'en philosophie, il n'existe pas de réponse universelle", a-t-il affirmé. À propos du sujet sur le bonheur, Midal a exprimé son enthousiasme : "Cette question a toujours résonné en moi. C’est un peu mon combat depuis des années."
Interroger les mots
Midal a souligné l'importance de peser les mots : "Être heureux n'est pas seulement une question de possibilités, mais également d'éthique. Peut-on vraiment se sentir bien lorsque ceux qui nous entourent souffrent ?". Son raisonnement amène à interroger l'impact moral de notre propre bonheur sur autrui. Il prend en exemple des figures comme Elon Musk, se demandant s'il est moralement acceptable de rechercher le bonheur en ignorant la souffrance des autres.
Pensée commune
À l'heure actuelle, selon Midal, la notion de bonheur est souvent réduite à la quête du développement personnel. Il rappelle une maxime d'Aristote : "Le bonheur est le bien souverain", et insiste sur le fait que le bonheur ne devrait pas se limiter à la satisfaction des désirs individuels, mais inclure une réflexion sur le bien commun. "Les décideurs d'aujourd'hui semblent plus préoccupés par la gestion que par le bonheur collectif", conclut-il.







