La Chine se positionne comme un pionnier dans le domaine de l'énergie nucléaire. Alors que le secteur maritime mondial demeure largement tributaire des combustibles fossiles, la société Jiangnan a dévoilé lors du salon Posidonia à Athènes un projet audacieux : une centrale nucléaire flottante dotée de multiples fonctionnalités permettant de générer de l’électricité et des carburants respectueux de l'environnement directement en mer.
Ce concept, présenté début juin, combine un terminal de transbordement de conteneurs, une centrale énergétique et une unité de production de carburants décarbonés, notamment de l’ammoniac. L’électricité produite alimente les infrastructures, recharge des navires électriques et fournit de l’énergie aux grands axes commerciaux maritimes.
Des réacteurs à sels fondus pour plus de sûreté
La technologie centrale repose sur des réacteurs à sels fondus, jugés plus sûrs que les réacteurs classiques. Ces systèmes fonctionnent à basse pression, utilisant un sel liquide qui fait office à la fois de combustible et de moyen de refroidissement, réduisant ainsi le risque d'accidents. En cas de fuite, le sel se solidifie au contact de températures plus basses, minimisant la propagation de matières radioactives. La source Le Monde souligne l’efficience de cette technologie.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la quête chinoise pour développer le thorium, un métal radioactif abondant et potentiellement moins coûteux que l’uranium. Des chercheurs chinois ont récemment réussi à transformer du thorium en uranium dans un réacteur à sels fondus, comme l’a rapporté Sciences et Avenir, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles possibilités d'énergie accessible.
Avec cette île énergétique flottante, la Chine ambitionne de bâtir un modèle de logistique maritime sans carbone, capable de fournir une énergie propre à la fois aux navires et aux infrastructures portuaires du futur. Le projet pourrait transformer significativement le paysage énergétique maritime, selon plusieurs experts du secteur.







