Une avancée majeure vient d'être réalisée dans le cadre de la résolution du conflit au Moyen-Orient. Les présidents américain et iranien ont signé mercredi un protocole d'accord délimitant des engagements clés : Téhéran va diluer son uranium enrichi, tandis que les États-Unis s'engagent à lever certaines sanctions. Ce mouvement vise aussi à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, un axe vital pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Ce protocole, qui affecte également la situation au Liban, a été signé par Donald Trump lors d'une visite en France, selon un responsable américain. Le président iranien Massoud Pezeshkian a également validé cet accord, promettant une mise en œuvre rapide. "Il est maintenant temps d'agir", a souligné le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï.
Téhéran et le Hezbollah jubilent
Le processus de signature, prévu initialement en Suisse, a été redéfini par Téhéran, qui voit là un tournant positif. Mohammad Bagher, un haut responsable, a déclaré que cet accord traduisait un revers pour les États-Unis. De même, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a évoqué une "grande victoire" pour l'Iran, soulignant l'importance de la dimension libanaise de cet accord.
Kassem a incité à "profiter" de cette opportunité pour chasser Israël du Liban, aggravant ainsi les tensions dans une région déjà troublée par des conflits ouverts. Il a demandé la cessation des négociations directes entre le Liban et Israël menées sous l'égide des États-Unis. De son côté, le président libanais Joseph Aoun a affirmé que ce processus restait "indépendant" de l'accord américano-iranien.
Vers un accord définitif
Le protocole stipule que les États-Unis sont tenus de suspendre leurs sanctions sur le pétrole iranien dès la signature du texte. De plus, ils s'engagent à lever toutes les sanctions en cas d'accord définitif dans les 60 jours. Les discussions à venir seront centrées sur un mécanisme permettant de traiter les stocks d'uranium iraniens, supervisé par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Un responsable américain a même qualifié cet accord de "victoire significative" sur la scène mondiale.
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