Mercredi, Donald Trump et Massoud Pezeshkian ont paraphé un protocole d'accord marquant la cessation immédiate des conflits entre les États-Unis et l'Iran. Cet accord inclut la réouverture du détroit d'Ormuz, la suspension de certaines sanctions américaines, et le commencement de négociations sur le programme nucléaire iranien.
Après quatre mois de tensions croissantes, un tournant significatif a été atteint mercredi soir. Les leaders des deux nations ont signé, à distance, un accord de paix. Prévue à l'origine à Genève, la signature s'est finalement déroulée individuellement : Trump au château de Versailles, tandis que Pezeshkian l'a fait de Téhéran. Ce moment a été salué par le président français Emmanuel Macron, qui a déclaré que cet accord ouvrait la voie à une paix durable.
« Je viens de le signer », a annoncé Trump à la presse en quittant le château. Une vidéo publiée par la Maison Blanche sur X montre le président américain procédant à sa signature aux côtés de Macron, qui a souligné l'importance de cet événement.
Du côté iranien, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a confirmé que le président Pezeshkian avait également signé le texte. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui a joué un rôle clé dans la médiation, a précisé que l'accord prévoit la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz et la fin du blocus américain des ports iraniens. Cette nouvelle a eu un impact positif sur les marchés pétroliers.
Soixante jours de négociations
Une cérémonie de signature est prévue ce vendredi en Suisse pour célébrer cette avancée et initier des discussions techniques. Cet accord stipule la suspension immédiate de certaines sanctions affectant les exportations pétrolières iraniennes. De plus, les États-Unis s'engagent à lever toutes les sanctions si un accord définitif est atteint au cours des soixante jours suivants. Pendant cette période, il faudra également définir des mécanismes de gestion des stocks d'uranium enrichi sous vérification de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
En contrepartie de cet accord final, il est prévu que les États-Unis facilitent, avec leurs partenaires régionaux, l'établissement d'un fonds de 300 milliards de dollars pour soutenir la reconstruction économique de l'Iran, sans contribution financière directe des États-Unis.







