Ce jeudi matin, des coups de feu ont été signalés à l'entrée de l'aéroport international de Niamey, alerte déjà alarmante après une attaque jihadiste marquante survenue fin janvier dernier. Les témoignages de riverains confirment la récurrence de cette menace.
"Les premiers coups de feu ont retenti vers 06h00 (05H00 GMT) de l'entrée principale de l’aéroport", a indiqué un habitant à l'AFP, qualifiant immédiatement la situation d'"attaque terroriste". À 08H00 (07H00 GMT), les détonations se poursuivaient, témoignant de la gestion difficile de la situation sécuritaire.
Le Niger, sous l'autorité d'une junte militaire depuis près de trois ans, est confronté à une intensification des violences jihadistes. En janvier dernier, l'aéroport de Niamey et la base militaire voisine avaient été ciblés par une attaque sophistiquée revendiquée par l'État islamique, qui avait fait plusieurs blessés et des destructions importantes.
Le général Abdourahamane Tiani, au pouvoir depuis un coup d'État en juillet 2023, a exprimé des préoccupations sur des failles de sécurité qui ont pu faciliter l'attaque, soulignant que son but était de diminuer les capacités aériennes de l'armée.
Pour contrer cette menace croissante, le régime a intensifié ses efforts de protection autour de l'aéroport. Des opérations de démolition de quartiers voisins ont été mises en œuvre, tandis que la clôture de l'aéroport a été prolongée et que plus de 350 caméras de surveillance ont été installées dans et autour de l'enceinte aéroportuaire. Cette situation repose l'alarme sur la sécurité nationale et l'avenir du pays face à une crise persistante.







