Le leader du parti Horizons, Édouard Philippe, a récemment exposé ses réflexions sur la nécessité d'une "souveraineté intégrale" pour l'Europe, articulée autour de quatre piliers fondamentaux : la technologie, la défense, l'énergie et la finance.
Dans son article publié à l'occasion du 86e anniversaire de l'Appel du 18 juin du Général de Gaulle, il avertit que "l'énergie, la technologie, la défense et la finance constituent désormais un tout interconnecté. Les réseaux électriques alimentent les centres de données, qui eux, alimentent les avancées en intelligence artificielle, lesquelles pilotent à leur tour nos systèmes militaires, tandis que les marchés financiers soutiennent l'ensemble de cette architecture" (source : Le Grand Continent).
« Renoncer sur l'un de ces maillons, c'est fragiliser tous les autres », prévient-il, ajoutant qu'il s'engage, s'il est élu à l'Élysée en 2027, à adresser un message fort à tous les Européens : „refusons le déclin et organisons-nous pour conserver notre liberté“.
Philippe insiste sur la nécessité d'une concentration immédiate des ressources européennes sur ces politiques essentielles, avertissant qu'un manque d'action pourrait mener à la défaite. Il insiste que "tous nos arbitrages budgétaires, réglementaires et industriels doivent être évalués sous cet angle".
De plus, l'ancien Premier ministre demande que l'Europe prenne des mesures concrètes pour "mettre de l'ordre chez nous" et souligner l'importance de réformes structurelles mises en œuvre par d'autres États européens au cours des dernières décennies. Il évoque notamment la nécessité de réduire le déficit public à 3% du PIB, un défi car il a atteint 5,1% en 2025 en raison des répercussions économiques de la crise du Covid.
Des capacités de calcul souveraines
En ce qui concerne la technologie, Philippe propose la création d'une Loi sur la Technologie Européenne, encourageant un quota de solutions européennes dans les achats publics stratégiques. Il plaide également pour des infrastructures de calcul souveraines accessibles aux entreprises et laboratoires européens, tout en insistant sur l'importance de développer au moins un champion mondial dans le secteur des semi-conducteurs avancés.
Quant à l'énergie, il propose un pacte européen d'abondance décarbonée, en se basant sur l'expansion du parc nucléaire au niveau européen, une initiative qui pourrait renforcer l'indépendance énergétique de l'UE.
Pour la défense, il envisage de promouvoir une préférence européenne dans l'achat d'équipements, soulignant la nécessité d'une armée européenne plus unifiée et capable.
« Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle appelait la France libre à résister à la défaite. Aujourd'hui, notre défi est de résister à la résignation », conclut Philippe.
Il affirme par ailleurs que la France ne peut pas attendre des autres ce qu'elle ne fait pas pour elle-même. Il se déclare prêt à assumer, face aux alliés, que la France sera plus utile en étant plus forte, et promet qu'il fera en sorte que les adversaires de l'Europe doivent composer avec une Europe respectée et déterminée à maintenir sa liberté.







