À Paris, la décision du préfet de police de lever un veto contre LFI crée la polémique. Alors qu’un concert gratuit était organisé place de la République ce dimanche pour célébrer la Fête de la musique, celui-ci a été interdit mercredi.
Dans un arrêté publié en début de soirée, le préfet de police, Patrice Faure, justifie cette interdiction en raison de la présence à l'événement de personnalités telles qu'Assa Traoré, fondatrice du Comité Adama, et le rappeur Médine. Le préfet estime que le Comité Adama incite à s'en prendre aux forces de l'ordre, citant le slogan "tout le monde déteste la police", et reprochant au rappeur des incitations à la haine.
Mélenchon : un affront à la démocratie
Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a annoncé un recours contre cette décision. Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon a jugé cette interdiction comme un « scandale démocratique », surtout à l’approche d’élections. Il a affirmé que le préfet avait pris sa décision sous pression, mentionnant des interventions de Yonathan Arfi, président du Crif, et d’Ariel Weil, maire PS de l’arrondissement de Paris Centre.
« La musique pour LFI n’est pas qu’un simple divertissement, c’est un outil d’engagement politique », a ajouté Yonathan Arfi sur X. Cependant, il a également exprimé que récupérer la Fête de la musique à des fins politiques pouvait poser un danger pour l’ordre public.
Un contexte chargé d'incertitudes
Dans l'arrêté, Patrice Faure a souligné que l'événement risquait d'attirer un public hostile et de favoriser la diffusion de messages incitant à la haine. Ce concert survient dans un contexte de polarisation politique qui pourrait alimenter des tensions.
Manuel Bompard a exprimé sa préoccupation face aux répercussions de telles décisions sur la liberté d'expression et la prochaine élection présidentielle. Il a appelé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à garantir le bon déroulement d'une campagne libre et équitable.







