Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré, ce lundi 22 juin, que le détroit d'Ormuz serait dorénavant "administré" par Téhéran, selon l'agence officielle Irna. Cette affirmation survient alors que des discussions préliminaires entre Téhéran et Washington se tiennent en Suisse.
Ghalibaf a souligné que "le fonctionnement du détroit ne retrouvera jamais son état d'avant-guerre", un message fort qui témoigne de la détermination de l'Iran dans un contexte géopolitique tendu. Il a toutefois précisé que "les règles internationales seront respectées" dans la gestion de cette voie maritime stratégique.
Dans une vidéo diffusée par son compte Telegram, il a qualifié ce voyage en Suisse de "réussi", mentionnant plusieurs progrès, notamment sur des questions liées à la région, telles que le Liban et le déblocage des avoirs gelés. "Nous pensons que nous ne faisons que commencer", a-t-il ajouté, indiquant des perspectives d'avenir pour ces négociations.
Les tensions entre l'Iran et Israël restent aiguës, Ghalibaf accusant l'État hébreu de chercher à saboter le processus de paix, qu'il perçoit comme une menace pour sa propre sécurité. Pour sa part, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé que l’armée israélienne ne se retirerait pas du sud du Liban, maintenant ainsi la pression sur le Hezbollah et ses alliés iraniens.
Après ces pourparlers, Ghalibaf a fait une escale à Oman, où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Bien qu'Oman se situe sur l’autre rive du détroit d'Ormuz, le pays pourrait jouer un rôle clé en tant que médiateur dans les discussions entre l'Iran et d'autres acteurs régionaux.
Reste à voir comment ces événements influenceront la dynamique sécuritaire et diplomatique au Moyen-Orient dans les mois à venir, alors que l'Iran s'affirme sur la scène internationale.







