Les récentes négociations en Suisse ont donné lieu à une avancée significative, selon le vice-président américain JD Vance. Ce dernier a annoncé une suspension temporaire de deux mois des sanctions pétrolières américaines, fondée sur des bases prometteuses pour un accord final. Toutefois, l'Iran, par la voix de son négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a réaffirmé que la situation dans le détroit d'Ormuz ne reviendrait pas à la normale, insistant sur le fait que ce passage stratégique resterait sous le contrôle de l'Iran, comme rapporté par l'agence officielle Irna.
En parallèle, Téhéran a déclaré avoir conclu un accord concernant la libération immédiate de 12 milliards de dollars d'avoirs gelés, qui sera effectué en deux phases, de 6 milliards chacune, comme l'a précisé Kazem Gharibabadi, chef de la délégation iranienne en charge des discussions techniques.
Cette situation soulève de nombreuses préoccupations au niveau international. Les experts interrogés par France24 notent que le contrôle persistant de l'Iran sur le détroit d'Ormuz pourrait exacerber les tensions avec les États-Unis et leurs alliés. "La zone est cruciale pour le transit pétrolier mondial, et Téhéran sait qu'il a une carte maîtresse", déclare l'analyste politique Lina Khatib.
Alors que le monde surveille attentivement l'évolution de ces négociations, certains acteurs sur le terrain, notamment du secteur maritime, s'interrogent sur l'impact à long terme de ces décisions sur la sécurité régionale. Le trafic pétrolier, bien qu'impacté par les déclarations iraniennes, continue de montrer des signes de résilience, d'après une enquête récemment publiée par Le Monde.
Les discussions en cours pourraient aboutir à un apaisement des tensions en cas d'accord définitif, mais pour l'instant, le contrôle de l'Iran sur Ormuz semble fermement établi.







