Les jours passent et l'espoir de retrouver des survivants au Venezuela s'érode lentement. La frustration de la population s'intensifie face à une mobilisation internationale jugée insuffisante, alors que le double séisme a fait au moins 1.450 morts et causé la disparition de dizaines de milliers de personnes. Des images aériennes révèlent des quartiers totalement anéantis, illustrant la gravité de la situation.
Les secouristes, armés de patience et de courage, continuent d'explorer les décombres dans l'espoir de découvrir des vies. "Tout le monde dit qu'il n'y a plus personne, mais nous sommes là, déterminés à chercher", déclare Eduardo Cardozo, un volontaire engagé dans la région de Tucacas. "C'est particulièrement difficile d'entrer dans ces espaces où l'espoir diminue", confie Luis Salas, un autre secouriste, qui témoigne des émotions déchirantes vécues lors des opérations de sauvetage.
Des disparitions inquiétantes
Les statistiques sont alarmantes. Environ 50.000 personnes seraient toujours portées disparues. Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée nationale, évoque également plus de 189 bâtiments effondrés. Pendant que des équipes de sauvetage internationales, y compris des groupes américains et français, contribuent aux efforts, une partie de la population oscille entre espoir et désespoir.
Le président Nicolas Maduro, déjà confronté à une grave crise économique, a été critiqué pour sa gestion de cette catastrophe naturelle, considérée comme la plus sévère que le pays ait connue. L'ONU estime que les pertes économiques pourraient atteindre 7 milliards de dollars, soit 6% du PIB du pays.
Mobilisation et frustration
À La Guaira, les habitants, frustrés par le manque d'assistance des militaires, ont contraint des soldats à participer aux efforts de secours. "Nous avons dû convaincre les militaires de se joindre à nous. Ils étaient là sans rien faire", a déclaré Alexander Mijares, un volontaire. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, assure que les opérations de recherche se poursuivent, mais le scepticisme demeure chez de nombreux Vénézuéliens.
Alors que des visages de disparus sont affichés sur les écrans publicitaires, la ville essaie de garder un semblant d'ordre malgré le chaos ambiant. Les bénévoles continuent leur lutte, souvent à mains nues, alors que le gouvernement impose des restrictions sur les opérations de sauvetage.
Malgré les critiques, Rodriguez a remercié les nations qui ont fourni une aide significative. La mobilization internationale, bien que tardive, semble apporter un certain soulagement, mais la colère de la population est palpable. Sur le terrain, chaque minute compte, et les espoirs de retrouver davantage de survivants s’amenuisent chaque jour qui passe.







