Le Venezuela pleure l'une des pires calamités de son histoire récente. Le bilan tragique du double séisme survenu le 24 juin a été révisé à 3.535 morts, selon un communiqué rendu public lundi par le gouvernement.
Le communiqué officiel daté du 6 juillet fait également état de 16.740 blessés. Bien que les autorités évitent le terme de disparus, des organismes internationaux, dont les Nations Unies, évaluent leur nombre potentiel à 50.000, certaines estimations avancent un chiffre plus proche de 10.000, selon Le Figaro.
Le précédent bilan, qui daté de dimanche, faisait état de 3.342 morts, marquant ainsi une rapide augmentation des pertes en vies humaines.
L'espoir de retrouver des survivants semble diminuer, et les équipes de secours internationales commencent à se retirer du pays, laissant la population dans une immense détresse. Plus de 17.000 personnes se retrouvent sans abri et 856 bâtiments sont déclarés sinistrés, selon les autorités.
Dans des zones comme Playa Grande, de nombreuses familles vivent dans des tentes, avec des matelas posés directement sur le sol, entourées de valises récupérées de leurs domiciles détruits.
"Nous n'avons ni électricité ni eau. Les escaliers sont endommagés. Aucune autorité n'est venue nous informer des prochaines étapes," déplore Casey Suarez, 40 ans, agent de maintenance, ajoutant : "Nous nous sentons abandonnés, délaissés par les autorités. "
En parallèle, de nombreuses familles continuent à chercher les corps de leurs proches disparus, et leur colère à l'égard du manque de réaction des pouvoirs publics est palpable, rapporté par l'AFP.
Les deux séismes, enregistrés respectivement à 7,2 et 7,5 sur l'échelle de Richter, ont été ressentis à seulement 39 secondes d'intervalle, touchant principalement le nord du pays dans une tragédie inédite pour le Venezuela.







