Le sénateur de Paris, Francis Szpiner, a été officiellement mis en examen pour corruption passive, comme l'a fait savoir le parquet de Paris le 9 juillet. Les accusations suggèrent qu'il aurait accordé un logement social à une femme en contrepartie de relations sexuelles.
Sous l'étiquette des Républicains (LR) et également avocat, Francis Szpiner aurait, alors qu'il occupait le poste de maire du 16e arrondissement, attribué un logement social à une esthéticienne de 26 ans, en échange de faveurs sexuelles. Son avocate, Me Caroline Toby, a fermement contesté les allégations, affirmant que "mon client s'expliquera ultérieurement devant le juge d'instruction". Aucune mesure de contrôle judiciaire n’a été prise contre lui pour le moment, a précisé l'Agence France-Presse.
Le ministère public a expliqué que le sénateur n'avait pas été placé sous contrôle judiciaire en raison d'une demande de levée d'immunité qui n'avait pas été examinée dans les délais impartis par le Sénat. Francis Szpiner a été placé en garde à vue mardi, une information confirmée par plusieurs médias, dont Le Parisien et franceinfo.
Les accusations portées contre lui sont graves, le parquet lui reproche d'avoir utilisé son mandat public pour favoriser l'attribution d'un logement social, un acte passible de 10 ans d'emprisonnement et d'une amende pouvant atteindre un million d'euros.
La femme concernée a également été mise en examen
Une enquête judiciaire avait été ouverte en avril 2025 concernant des faits de corruption active et passive liés à l'attribution du logement social en question. Le parquet a annoncé que la femme impliquée avait été mise en examen pour corruption active d'un élu, tout en étant placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec Francis Szpiner. Son avocate, Me Marie Violleau, a choisi de ne pas commenter l'affaire pour l'instant.
Fin mai, la levée de l'immunité parlementaire de Szpiner avait été votée, ce qui avait facilité son placement en garde à vue. Les autorités ont également mené des perquisitions à la mairie du 16e arrondissement où des documents ont été saisis, ainsi qu'au domicile de l'avocat, qui est élu sénateur depuis 2023.







