Audrey Ubeda, une Française vivant en Italie, a récemment reçu justice après un long combat contre son ex-compagnon, coupable de violences répétées. Ce cas a pris une tournure significative suite à une condamnation de l'Italie par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui a souligné que la réponse des autorités face aux violences conjugales était inadéquate.
En août 2021, Ubeda a déposé une plainte pour des abus physiques et psychologiques qu'elle a subis. En dépit des menaces armées de son ex-partenaire, une procureure avait initialement demandé le classement de l'affaire, arguant qu'il était «normal pour un homme de surmonter un minimum de résistance» dans ce type de situation, une vision largement critiquée par la CEDH.
Les mots de la procureure ont été jugés comme reflétant une culture sexiste ancrée dans le système judiciaire. Dans ses déclarations à Adnkronos, Ubeda a exprimé son désespoir face à une autorité censée protéger les victimes, mais qui, au contraire, semblait vouloir les faire taire.
Heureusement, un second magistrat, Maria Colucci, est intervenu et a ordonné une enquête poussée. Cet effort a abouti à une condamnation de son ancien compagnon à quatre ans et demi de prison au mois de juin dernier. Ainsi, la décision de la CEDH a été perçue comme un tournant majeur pour garantir que jamais plus une victime ne soit confrontée à des jugements aussi rétrogrades dans des situations de violence conjugale.







