Le piège s'est brutalement refermé sur les équipages. Selon l'Organisation maritime internationale (OMI), environ 6.000 marins sont actuellement bloqués dans le Golfe, victimes d'une escalade des conflits dans la région. Cette situation a suscité une condamnation ferme de la reprise des affrontements, particulièrement dans le détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial.
Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’OMI, a déclaré : « Ces attaques exacerbent la peur et la détresse psychologique des marins bloqués à bord de navires incapables de quitter cette zone de conflit en toute sécurité. » Il a appelé les armateurs et les États à protéger ces gens de mer en évitant de faire transiter les navires par ce point hautement sensible.
Un cessez-le-feu rompu
Les inquiétudes montent après les déclarations récentes de Donald Trump, qui a affirmé que le cessez-le-feu avec l'Iran était « désormais terminé ». Cette rupture survient après des échanges de frappes violentes ayant même touchés des navires commerciaux. Le conflit, qui a débuté le 28 février avec des attaques américaines et israéliennes, a conduit Téhéran à bloquer ce passage vital, amplifiant les tensions.
En revanche, l'OMI avait lancé un plan d'évacuation d'urgence le 17 juin, réussissant à évacuer 2.900 marins de 136 navires, mais ce processus a été suspendu récemment en raison du retour des hostilités. Dominguez a regretté que « la sécurité des navires et des marins ne puisse plus être garantie ». De plus, Téhéran a menacé d'attaquer les navires déviant de l'itinéraire sécuritaire autorisé le long de ses côtes.
Ce drame maritime met en lumière la vulnérabilité des équipages dans un environnement de tensions géopolitiques croissantes. Les appels à préserver la sécurité des marins se multiplient, notamment de la part d'experts maritimes qui avertissent que la sécurité des routes maritimes est cruciale pour éviter une crise humanitaire imminente.







