La remigration en Afrique du Sud : une réponse radicale aux tensions sociales

L'Afrique du Sud durcit sa politique d'immigration sous la pression populaire et politique.
La remigration en Afrique du Sud : une réponse radicale aux tensions sociales
D.R.

En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa déploie actuellement 3 000 policiers pour encadrer des manifestations anti-immigration qui se multiplient chaque semaine. Face à une opinion publique de plus en plus exigeante, le gouvernement renforce sa politique d'expulsion des migrants en situation irrégulière, transformant ainsi le pays en un laboratoire de la « remigration ».

En mars, un citoyen nigérian se fait couronner « roi du Cap-Oriental », un acte qui suscite une onde de choc. Les autorités réagissent fermement et des émeutes anti-migrants éclatent à East London, Durban, Johannesburg, Pretoria et au Cap. Les tensions atteignent un point critique, et des migrants sont délogés de force, entraînant des violences tragiques. À Pietermaritzburg, un Malawien est même tué sous les coups d'une foule en colère.

Le nombre de migrants illégaux en Afrique du Sud est estimé à 5 millions, les personnes concernées provenant majoritairement du Zimbabwe, du Malawi, du Ghana, du Nigeria et du Mozambique. Arrivant souvent dans les townships ou les quartiers pauvres, ils sont souvent accusés par la population locale de voler des emplois et de faire pression sur les salaires. De plus, ils sont souvent cités dans des affaires de corruption où des fonctionnaires auraient facilité leur accès à des logements sociaux ou toléré des squats dans des bâtiments abandonnés.

A lire aussi: Afrique du Sud: l’arc-en-ciel vire à l’orage

Né en 2008, le mouvement anti-immigration illégale Dudula — qui signifie « expulser » en zoulou — a poussé le président Ramaphosa à sortir de son silence habituel. Soucieux de l’avenir électoral de son parti, l'ANC, il ne se limite pas à une condamnation des violences et de la xénophobie perçues chez les manifestants. Au contraire, il annonce des mesures pour renforcer les contrôles aux frontières, lutter contre la corruption au sein des services d'immigration et surveiller de plus près les commerces soupçonnés d’exploiter les migrants. Parallèlement, des charters sont organisés pour rapatrier certains ressortissants des pays d'origine.

Avec plus de 100 000 migrants expulsés ces deux dernières années, l'Afrique du Sud se positionne comme un acteur clé de la remigration, cherchant un équilibre difficile entre intégration et sécurité.

Lire aussi

La remigration en Afrique du Sud : une réponse radicale aux tensions sociales
En Afrique du Sud, la lutte contre l'immigration illégale s'intensifie. Le gouvernement renforce ses mesures pour faire face aux tensions sociales croissantes.
10h39
Bavi, le typhon redouté, ravage la côte est de la Chine avant de perdre de sa puissance
Le passage du typhon Bavi sur la côte est de la Chine provoque évacuations massives et dégâts. Les autorités en alerte face aux intempéries à venir.
03h54
Angleterre contre Norvège : un quart de finale où l'histoire se joue
Suivez en direct le quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Angleterre et la Norvège. Les trois lions et Haaland sur le terrain pour un match mémorable.
03h06
Espagne : un incendie tragique causant 12 morts, l'espoir d'une stabilisation voit le jour
Un violent incendie en Espagne a ravagé 6 600 hectares, causant 12 morts. Les pompiers entrevoient une amélioration de la situation.
11 juil.
Parcoursup : la course à l'admission se complique pour plus de 126 000 candidats
Découvrez l'état des admissions sur Parcoursup, avec plus de 126 000 candidats en attente pour la rentrée 2023.
11 juil.
Khamenei annonce une vengeance inévitable après les funérailles de son père
Mojtaba Khamenei déclare la vengeance inévitable suite à la mort d'Ali Khamenei et altercations avec les États-Unis.
11 juil.