Deux jours après le début du terrible incendie dans le sud de l’Espagne, les pompiers commencent à apercevoir une lueur d’espoir. Ce sinistre a déjà ravagé près de 6 600 hectares et fait 12 victimes, suscitant une mobilisation immédiate des secours.Les scènes d’apocalypse, avec des végétations réduites à néant et des rues désertes, ont marqué la localité de Bédar, où se sont concentrés les efforts des équipes de sauvetage. Antonio Sanz, responsable régional des services d’urgence d’Andalousie, a annoncé sur la radio Canal Sur : Pour la première fois, nous pouvons envisager une stabilisation de la situation si les conditions météorologiques continuent d’améliorer.
Des centaines de pompiers et de militaires sont sur le terrain, soutenus par des moyens aériens, dans la lutte contre les flammes dévastatrices qui se sont répandues rapidement. Le Premier ministre Pedro Sanchez se rendra lundi dans la région pour évaluer les dégâts et apporter son soutien.
« Ça a été un enfer »
Manoli Ramos, conseillère municipale de Bédar, a partagé son témoignage : Nous avons eu très peur, les flammes étaient juste là. Ça a été terrible, et ce sentiment persiste encore.
La ville était presque vide samedi, alors que l'on pouvait voir un drapeau anglais flottant, souvenir des nombreux expatriés britanniques qui y résident.
Les victimes retrouvées avaient été piégées dans leurs véhicules ou rattrapées par les flammes en tentant de fuir. La plupart d’entre elles étaient d’origine étrangère, illustrant la diversité de la population de cette région. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a déclaré que les 12 victimes représentaient un véritable choc pour la communauté.
Un bilan humain inchangé
Austin Crilly, un Britannique âgé de 87 ans, a révélé son angoisse en voyant un nuage de fumée: Je pensais que c’était un orage, jusqu’à ce que la police me conseille de fuir. Les voisins nous ont aidés à nous évacuer.
Actuellement, le bilan reste stable, avec quelques dizaines de personnes toujours mal localisées. Les autorités surveillent la situation et rapportent que plusieurs d’entre elles n’ont peut-être pas encore pu alerter leurs familles sur leur sécurité.
Les experts insistent sur les effets croissants du changement climatique en Espagne, où des vagues de chaleur précoce créent des conditions propices à de tels incendies. Selon un rapport du Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis), en 2025, 393 000 hectares avaient été ravagés par des incendies, marquant une des pires années de l’histoire du pays.







