Après la décision du Parti socialiste de limiter sa primaire à ses seuls alliés, la députée Clémentine Autain estime que les chances d'une candidature commune de la gauche sont désormais compromises, comme elle l'a annoncé le 11 juillet.
Le rêve d'une primaire rassemblant toute la gauche s'éloigne. Invitée de France 2, Clémentine Autain a déclaré qu'elle ne se présenterait pas à l'élection présidentielle, jugeant que les conditions pour un rassemblement étaient défaillantes.
Membre du mouvement L'Après et ex-figure de La France insoumise, elle attribue son renoncement à la décision des militants socialistes, qui ont opté pour une primaire réservée à leurs adhérents et quelques partenaires proches, y compris le mouvement Place publique de Raphaël Glucksmann.
Pour Autain, ce vote entérine le projet de primaire ouverte qu'elle défendait avec d'autres responsables de gauche. "Le Parti socialiste, par son vote interne, a mis le clou au cercueil de la primaire, il n'y aura pas de primaire," déclare-t-elle.
"Je ne vais pas ajouter une candidature de plus"
Candidate initialement à cette primaire unitaire aux côtés de François Ruffin et Marine Tondelier, Clémentine Autain aspire maintenant à éviter une nouvelle fragmentation des candidatures à gauche. "Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non," affirme-t-elle. Elle critique ce qu'elle considère comme une prolifération contre-productive des ambitions présidentielles : "Ridicule, pour ne pas dire irresponsable, l'empilement des candidatures que l'on observe aujourd'hui à gauche. La priorité doit demeurer la construction d'une stratégie capable de qualifier la gauche pour le second tour face à l'extrême droite. Mon engagement est pour le rassemblement de la gauche et des écologistes."
Malgré ses divergences passées avec Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain n'exclut plus la possibilité de le soutenir si aucun autre candidat ne parvient à s'imposer. "À l'automne, si Jean-Luc Mélenchon demeure la figure la plus représentative à gauche, il lui incombera de favoriser les conditions du rassemblement. Je suis prête à dépasser nos désaccords personnels si cela permet d'éviter un nouvel éparpillement de la gauche," conclut-elle, tout en reconnaissant les tensions existantes entre eux.







