Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré ce samedi que la "vengeance" était "inévitable" après les funérailles de son père, Ali Khamenei, tué lors des récentes attaques israélo-américaines. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump accuse l'Iran d'envisager d'assassiner des citoyens américains.
Amir Saeid Iravani, représentant de l'Iran à l'ONU, a également averti que son pays pourrait se retirer de l'accord établi en juin avec les États-Unis si ces derniers ne respectaient pas leurs engagements, comme l'a rapporté la télévision d'État.
Mojtaba Khamenei s'est exprimé par écrit pour la première fois depuis la mort de son père, affirmant : "Je jure de venger son sang pur ainsi que celui de tous les martyrs de ces guerres. Cette vengeance est la volonté de notre peuple, et elle doit se réaliser, inévitablement."
Il a précisé que ceux qui avaient causé la mort d'Ali Khamenei porteraient la responsabilité de leurs actions. "Ces criminels, dont les noms sont sur une liste, ne mourront pas paisiblement dans leur lit", a-t-il ajouté.
Trump, pour sa part, a renouvelé son discours martial, prévenant que l'armée américaine était prête à punir l'Iran pour ses actions. Sur Truth Social, il a déclaré : "L'armée américaine est prête à détruire complètement toute région d'Iran pendant un an, délai susceptible d'être prolongé." Il a affirmé que "1.000 missiles" étaient déjà pointés vers la République islamique.
Cette escalade des tensions fait suite à des frappes réciproques survenues récemment, où les États-Unis ont frappé des cibles en Iran suite à des attaques présumées contre des navires dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial des hydrocarbures. Selon le ministère iranien de la Santé, ces attaques ont causé la mort de 17 Iraniens et blessé 115 autres.
Bien que Washington soutienne avoir ciblé des installations militaires, Téhéran accuse les États-Unis d'avoir également touché des infrastructures civiles pour entraver l'accès aux funérailles de Khamenei.
Sur le plan régional, l'Iran a riposté en s'en prenant à des pays voisins du Golfe, dont le Koweït et Bahreïn, entraînant des blessures.
Mohammad Bagher Zolghadr, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a promis que son pays répondrait à toute attaque contre ses infrastructures, y compris Israël.
Alors que les deux camps renforcent leurs positions, des médiateurs s'efforcent de relancer les discussions diplomatiques. Une délégation du Qatar est arrivée en Iran, tandis que des discussions sont également en cours avec Oman sur le détroit d'Ormuz, un point stratégique marqué par des tensions croissantes.
Selon des informations de Barak Ravid d'Axios, les responsables qataris devraient participer aux consultations à Mascate, où l'on s'attend à ce que des mesures pour faciliter la navigation dans le détroit soient évoquées. Malgré son acceptation d'engager des discussions, Trump a précisé que le cessez-le-feu était désormais "terminé".
En somme, la situation actuelle en Iran et dans la région est marquée par des tensions grandissantes et des menaces mutuelles, soulignant l'urgence d'un dialogue pacifique.







