Le récent changement d'appareil de Donald Trump pendant un déplacement a provoqué des interrogations sur la sécurité de son nouveau jet, un Boeing 747 remanié, offert par le Qatar. Lors d'un sommet de l'OTAN en Turquie, Trump a pris un vol dans un appareil plus ancien, laissant le nouvel avion pour une visite militaire au Royaume-Uni. Cette décision a suscité des préoccupations au sein de la presse et parmi les experts, notamment face à l'absence de systèmes de défense sur ce dernier, comme l'indique The New York Times.
Initialement, Trump avait exprimé son enthousiasme pour le jet, le qualifiant de "vraiment exceptionnel". Cependant, peu de temps après son arrivée, il a abandonné l'idée de l'utiliser, citant des raisons de sécurité liées à une montée des tensions avec l'Iran, pays voisin de la Turquie. Pendant que l'avion effectuait son trajet vers le Royaume-Uni, les journalistes à bord ont été invités à fermer les stores des hublots, un protocole habituellement réservé aux zones de guerre.
Une sécurité remise en question
Steven Cheung, le directeur de la communication de la Maison Blanche, a tenté de rassurer, affirmant que le nouvel Air Force One était équipé de protocoles de sécurité avancés. "Nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour faire face aux menaces", a-t-il déclaré. Toutefois, les experts s'interrogent sur l'éventail des systèmes de défense disponibles sur ce nouvel avion par rapport à ceux de ses prédécesseurs, qui incluaient des brouilleurs de radars et des leurres anti-missiles.
En effet, des éléments visibles sur l'ancien modèle ne semblent pas être présents sur le jet qatari. John Teichert, ancien officier de l'armée de l'air, a affirmé sur Fox News : "Peu importe que vous équipiez un jet qatari, il ne pourra jamais offrir les capacités de défense d'un Air Force One construit sur mesure".
Un cadeau controversé
Le nouvel appareil, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, soulève aussi des questions éthiques quant aux dons faits à des présidents par des entités étrangères. Ce jet de luxe a été offert par la famille royale qatarie l'année dernière après que Trump se soit plaint de l'état de l'ancienne flotte d'Air Force One, utilisées depuis 1990. Actuellement, cet avion est destiné à être utilisé jusqu'à la livraison de nouveaux modèles dans les prochaines années.
Face à cette situation, des sénateurs démocrates ont demandé des éclaircissements à l’armée de l'air sur les préoccupations en matière de sécurité nationale. Certains experts soulignent également qu'une simple mise à niveau intérieure, réalisée à la hâte, peut compromettre la sécurité essentielle dont un président a besoin en vol.







