Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré que la "vengeance" était "inévitable" après la mort de son père, assassiné lors de frappes israélo-américaines. Cette déclaration intervient au lendemain d'un nouvel échange de frappes malgré un cessez-le-feu fragile.
Dans un message rédigé vendredi mais diffusé samedi, Khamenei a exprimé sa douleur et sa détermination à venger son père, Ali Khamenei, décédé lors d'un bombardement. Il a souligné : "Nous jurons de venger son sang pur et celui de tous les martyrs de ces deux guerres, versé par des criminels déshonorants." Cette déclaration représente sa première apparition publique depuis les funérailles de son père, qui ont eu lieu la semaine dernière.
Les tensions se sont intensifiées après que Donald Trump ait accusé l'Iran de menacer sa vie, promettant une destruction totale si nécessaire. "L'armée américaine est prête, disposée et capable d’anéantir complètement toutes les régions d'Iran", a-t-il écrit sur Truth Social, ajoutant que des milliers de missiles étaient prêts à être tirés.
Malgré une récente escalade militaire, les États-Unis ont raté des frappes contre des cibles présumées iraniennes en réponse à des attaques sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Le ministère iranien de la Santé a fait état de 17 morts et de 115 blessés à la suite de ces frappes. Alors que Washington affirme avoir visé des installations militaires, Téhéran accuse l’armée américaine d'avoir touché des infrastructures civiles, rendant la situation encore plus explosive.
Les sanctions antérieures contre le pétrole iranien, levées par un protocole d'accord en juin, ont été rétablies, ce que le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié de violation du cessez-le-feu. L'Iran a également mené des attaques contre des pays voisins du Golfe, prévenant qu'il riposterait à toute attaque contre ses infrastructures.
Dans un contexte de tensions croissantes, des négociations étaient en cours pour retrouver un chemin vers la paix. Une délégation du Qatar est récemment arrivée en Iran. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a exhorté le président iranien à préserver la paix. Toutefois, les négociations sont entravées par des exigences complexes, notamment le transit à travers le détroit d'Ormuz.
Khamenei a souligné que son pays tiendrait ses engagements, mais a également insisté sur le fait qu'aucune discussion n'aurait lieu tant que les États-Unis n'auraient pas révisé leurs positions. Le climat géopolitique demeure incertain et tendu, avec des acteurs internationaux surveillant de près l’évolution de la situation.







