Les autorités espagnoles maintiennent le bilan tragique à 12 morts, victimes des flammes alors qu'elles tentaient de fuir le sinistre. La prudence reste de mise concernant le nombre de disparus, pour lesquels des autopsies et des identifications sont encore en cours.
Grâce à des conditions climatiques favorables, les pompiers ont pu progresser dans la lutte contre l'incendie. Antonio Sanz, responsable régional des services d'urgence, a annoncé que 600 des 1500 personnes évacuées de la province d'Almería pouvaient finalement regagner leurs foyers. Le président de la région d’Andalousie, Juan Manuel Moreno, a précisé que le feu était désormais « stabilisé », permettant un retour progressif à la normalité. « La stabilisation d'une grande partie du périmètre a facilité ces mesures, mais nous avançons avec la plus grande prudence », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Pedro Sánchez, le président du gouvernement espagnol, prévoit de se rendre sur place ce lundi pour évaluer les dégâts dans une zone où résident de nombreux expatriés, notamment britanniques. Sur les routes, les carcasses de véhicules calcinés témoignent de la fureur des flammes qui ont pu avancer jusqu'à 100 mètres par minute.
Le bilan de 12 morts comprend une majorité d'étrangers. Un cas particulièrement poignant est celui d'une Française, officiellement portée disparue. Jérôme Navarro, son mari, a partagé son témoignage déchirant sur TF1, décrivant l’angoisse de la fuite. « J'ai dit à ma femme : ’Sors vite, tu laisses tout. Tu sors vite’’. À ce moment-là, j'étais déjà entouré par une boule de feu », a-t-il déclaré, ému. Selon ses dires, il a perdu tout contact avec elle, renforçant le désespoir de ne jamais la revoir.
Le processus d'identification des victimes s'avère complexe, notamment en raison des échantillons à prélever auprès des familles venues de l'étranger, souligne le Centre espagnol d'intégration des données.
Pour s'assurer qu'il n'y a eu d'autres victimes non localisées, la Garde civile a intensifié ses recherches, vérifiant plus de 250 domiciles. Virginia Barcones, secrétaire générale de la Protection civile, a affirmé qu'une nouvelle vérification était en cours pour garantir la sécurité de la population. « Nous faisons tout notre possible pour être certains qu'il n'y a plus personne sur les lieux », a-t-elle assuré lors d'une déclaration à la télévision publique espagnole.







