Le 14 août 2018, le pont Morandi, reliant l'Italie à la France, s'est effondré sous des conditions météorologiques extrêmes, causant une tragédie nationale. Dans cet accident, 43 personnes ont perdu la vie.
Près de huit ans après les faits, l'ancien directeur général d'Autostrade, Giovanni Castellucci, a été condamné par le tribunal de Gênes à une peine de douze ans de prison. Ce verdict découle d'un procès débuté en 2022, où il a été reconnu coupable de négligence et d'homicide involontaire. Lors du procès, Castellucci a exprimé : "Je me sens responsable mais pas coupable ", malgré les témoignages accablants de l'enquête.
Une maintenance insuffisante
Les résultats de l’enquête ont révélé que depuis l’inauguration du pont en 1967, aucune mesure de maintenance n'avait été effectuée pour renforcer les câbles du pilier numéro 9, qui s’est écroulé le jour du drame. Des alertes avaient pourtant été lancées quant à la fragilité des infrastructures, et des travaux de renforcement étaient prévus pour le pilier numéro 9, qui, comme d'autres, était déjà au centre de préoccupations.
Cette catastrophe a mis en exergue la déplorable condition des infrastructures en Italie et a soulevé de nombreuses questions sur la gestion de la société Autostrade, qui était accusée de négligence dans l'entretien des routes pour des raisons économiques. Il est à noter que Giovanni Castellucci purge déjà une peine de prison pour un autre incident grave survenu en 2013 sur un viaduc dans le sud de l'Italie.






