Donald Trump a déclaré mercredi qu'il retirerait la Garde nationale de Chicago, Portland et Los Angeles, suite à plusieurs revers judiciaires concernant la légalité du déploiement de cette unité militaire. Le président a affirmé sur son réseau Truth Social que la criminalité avait fortement diminué dans ces villes.
« Nous reviendrons, peut-être sous une forme différente et plus forte, lorsque la criminalité recommencera à augmenter - ce n'est qu'une question de temps ! », a-t-il ajouté, créant ainsi un sentiment d'incertitude quant à la sécurité future de ces métropoles.
Ce retrait fait suite à des décisions judiciaires qui ont bloqué le déploiement des militaires, notamment la Cour suprême qui a statué que le gouvernement n'avait pas fourni de base légale pour ce déploiement. Le « Posse Comitatus Act », une loi de 1878, stipule que l'utilisation de l'armée pour les opérations de maintien de l'ordre est interdite, sauf dans des circonstances exceptionnelles.
Ce déploiement controversé a été perçu par certains comme une manœuvre autoritaire visant à renforcer le contrôle fédéral sur des villes à dominante démocrate. Les gouverneurs et maires de ces régions, tels que Gavin Newsom en Californie, ont dénoncé l'intervention militaire comme une « tactique d'intimidation illégale ». Selon les mots de Newsom, « pendant six mois, les troupes de la Garde nationale de Californie ont été utilisées comme des pions politiques par un président désespéré de devenir roi ».
Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a également exprimé son soulagement face à cette décision. Dans un communiqué, il a souligné l'importance de séparer les affaires militaires et civiles, affirmant que « nos fondateurs savaient pourquoi il était crucial que l'armée soit apolitique ».
En somme, ce retrait de la Garde nationale soulève des questions sur l'avenir de la sécurité urbaine aux États-Unis. Les opinions divergent quant à l'impact réel de cette décision sur la criminalité, mais un consensus semble se dégager sur le fait que l'engagement militaire dans des opérations de maintien de l'ordre doit être soigneusement scrutiné.







