Un membre des forces de sécurité iraniennes a été tué à Harsin, une ville située dans l'ouest du pays, une tragédie survenue lors des manifestations qui secouent l'Iran depuis une semaine. Ali Azizi, un soldat du Bassidj, a été déclaré 'mort en martyr' après avoir été attaqué avec une arme blanche et par balles, selon une annonce des Gardiens de la Révolution, l'organe militaire idéologique de l'État.
Cette violence survient dans un contexte de mobilisation populaire massive, initialement déclenchée par des préoccupations économiques, notamment la montée des prix et l'effondrement de la monnaie nationale. Cette vague de contestation a progressivement évolué pour inclure des revendications politiques contre le régime des mollahs, touchant au moins 25 villes à travers le pays, notamment des zones urbaines de taille moyenne.
Dans les affrontements qui ont suivi, six personnes ont perdu la vie, tandis que trente autres ont été arrêtées pour 'troubles à l'ordre public', ajoutant encore une pression sur les autorités. La mobilisation a commencé avec des commerçants de Téhéran, qui ont exprimé leur frustration face à la crise économique, puis a rapidement été rejointe par des étudiants, qui ont également manifesté dans au moins dix universités. Cette dynamique souligne la détermination croissante des citoyens iraniens à exprimer leur mécontentement.
Le procureur général de la République islamique a prévenu que le pouvoir judiciaire adopterait une position ferme contre toute instrumentalisation des manifestations pour déstabiliser le pays. Parallèlement, Donald Trump s'est immiscé dans les affaires internes de l'Iran, avertissant que les États-Unis n'hésiteraient pas à intervenir si des manifestants pacifiques étaient tués, ce qui a suscité une mise en garde de Téhéran contre toute intervention étrangère.
Les perspectives d'une réponse répressive des mollahs ne sont pas à écarter, laissant craindre une escalade de la violence. Les experts suggèrent que le régime pourrait redoubler d'efforts pour museler dissentiment et préserver son autorité en période de crise.







