De nouveaux rassemblements ont eu lieu samedi soir à Téhéran, alors que des violences se sont intensifiées dans l'ouest de l'Iran, rapportent les médias locaux. Ces événements surviennent au huitième jour d'une vague de contestation qui a débuté le 28 décembre, initialement en réponse à la hausse du coût de la vie.
Le mouvement a rapidement gagné d'autres villes, entraînant des revendications politiques plus larges. Selon un compte rendu de l'AFP, la contestation se manifeste dans une quarantaine de villes, principalement petites et moyennes, situées principalement dans l'ouest du pays.
Le bilan des violences est lourd : au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont trouvé la mort lors d'affrontements depuis le 30 décembre. Les rassemblements à Téhéran, qualifiés de "limités" par l'agence de presse Fars, ont regroupé des groupes de jeunes, généralement composés de 50 à 200 personnes, scandant des slogans tels que "mort au dictateur".
Ces manifestations se sont déroulées dans plusieurs quartiers de la capitale, y compris Novobat et Tehran Pars, sans débordements notables, hormis quelques jets de pierres et l'incendie de poubelles. Cet aperçu contraste avec la situation plus incertaine dans l'ouest du pays, en particulier à Malekshahi, où des affrontements violents ont causé la mort d'un agent de sécurité.
Des sources médiatiques, comme Le Monde, soulignent que ces événements témoignent d'un mécontentement croissant face à la répression et aux conditions de vie difficiles des Iraniens, notamment dans les zones à forte population kurde où les tensions sont particulièrement vives. "Les citoyens veulent plus que des réformes économiques ; ils aspirent à un changement systémique", déclare un expert en sociologie politique, ajoutant que le cadre réglementaire du pays limite fortement la liberté d'expression.
Les réseaux sociaux diffusent en continu des vidéos des manifestations, mais la vérification de leur authenticité reste un défi. Alors que les autorités iraniennes semblent minimiser la portée de la contestation, la grogne populaire pourrait avoir des répercussions plus profondes si elle continue à se propager dans tout le pays.







