Vendredi 13 mars, les États-Unis ont ciblé des infrastructures militaires sur l'île de Kharg, un point névralgique pour le pétrole iranien. Alors que le détroit d'Ormuz se trouve menacé, le président américain affirme avoir épargné les installations pétrolières.
Les tensions entre l'Iran et les États-Unis continuent de s'intensifier. Le 13 mars dernier, l'armée américaine a mené des frappes sur l'île de Kharg, comme l'indique RTL. Cette île stratégique n'avait jusqu'ici pas été touchée par des bombardements, que ce soit d'origine américaine ou israélienne.
L'agence d'information iranienne Fars a rapporté que 15 frappes avaient été réalisées, visant notamment des positions défensives, une base navale et une tour de contrôle. Cependant, elle a également affirmé qu'"aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée".
Près de 90 % des exportations de brut y transitent
Cette île, située à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes, est essentielle car elle constitue le plus grand terminal pétrolier du pays. Environ 90 % des exportations de brut traversent Kharg avant d'atteindre les marchés internationaux. Les enjeux économiques en jeu sont donc considérables. "C'est une station-service : les pipelines yfluent et les navires s'amarrent pour y prendre le pétrole", souligne le général Dominique Trinquand sur RTL.
Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a revendiqué cette intervention, affirmant : "J'ai décidé de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l'île". Cette décision peut être interprétée comme une menace voilée, Washington ayant averti qu'il pourrait cibler directement les installations énergétiques si la navigation dans le détroit d’Ormuz continuait d'être entravée, soulignant ainsi des propos rapportés par Franceinfo.
Les États-Unis prévoient de renforcer leur présence militaire dans la région afin de sécuriser le trafic maritime. En réponse, Téhéran a rétorqué en menaçant de frapper les intérêts américains au Moyen-Orient, augmentant ainsi les risques d'une confrontation majeure.







