Donald Trump a négligé les aspirations du peuple iranien pour se concentrer sur ses ambitions liées aux hydrocarbures. C'est troublant !
Par Luc Bourrianne
Alors qu'Israël et les États-Unis bombardent l’Iran depuis deux semaines, l'indécence semble régner sur la scène internationale. Des influenceurs à Dubaï, qui, la veille, critiquaient la fiscalité française, se précipitent aujourd'hui pour demander un rapatriement urgent.
Les craintes pour les prix des carburants, bien que légitimes, paraissent dérisoires face à la tragédie humanitaire qui se déroule au Liban, ou à la guerre qui embrase Téhéran et Tel Aviv. En France, 86 % des citoyens, selon un sondage Ipsos sur la mobilité, dépendent de leur véhicule pour les trajets quotidiens, mais nos préoccupations domestiques devient insignifiantes dans un contexte aussi alarmant.
Le véritable scandale pourrait résider dans le comportement de Donald Trump. En janvier, il promettait à la population iranienne que « l’aide était en route », tout en restant silencieux face à la répression sanglante orchestrée par les mollahs contre ceux qui luttaient pour la liberté.
Comment, deux mois plus tard, Trump et son homologue israélien Benyamin Netanyahou peuvent-ils encore inciter ce peuple à se lever contre ses oppresseurs islamistes ? Cette invitation apparaît telle une indécence déplacée.
Face à cette incohérence géopolitique, prenons un moment pour faire preuve d'humanisme. Mettons de côté nos préoccupations pétrolières et pensons à cette jeunesse iranienne, perdue et sans espoir.
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