Selon des déclarations du ministère de la santé palestinien, un nouvel incident sanglant a eu lieu en Cisjordanie, portant à six le nombre de Palestiniens tués par des colons israéliens depuis le début de mars 2026, une aggravation alarmante des tensions dans cette région historique.
Un homme, identifié comme Amir Moatasem Odeh, âgé de 28 ans, a perdu la vie le 14 mars après avoir été atteint par des balles tirées par des colons à Qusra, un village situé au sud de Naplouse. Le maire de la localité, Hani Odeh, a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) que la victime était décédée après avoir été touchée, affirmant que des colons avaient récemment installé un avant-poste illégal à proximité, ajoutant une pression supplémentaire sur la communauté.
Ces avant-postes, souvent caractérisés par des installations temporaires, sont décrits par le maire comme des espaces où des colons s’installent avec leurs animaux, facilitant des attaques quotidiennes contre les résidents. Le jour de la tragédie, un groupe de colons a mené une offensive dans un secteur près du village, tirant sur les habitants qui tentaient de protéger leurs maisons.
Tensions croissantes
Ce nouvel homicide met en exergue une escalade des violences qui a débuté après les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, provoquant un conflit ouvert dans la bande de Gaza et propulsant des répercussions dramatiques en Cisjordanie. Les incidents se multiplient alors qu'un cessez-le-feu a été instauré à Gaza le 10 octobre, mais cela n’a pas empêché la violence.
D'après un décompte effectué par l'AFP, au moins 1 045 Palestiniens, parmi lesquels des civils et des combattants, ont trouvé la mort lors d'opérations militaires israéliennes ou d'attaques par des colons dans la région depuis le début de la guerre à Gaza. Pendant cette même période, les rapports israéliens indiquent qu'au moins 45 Israéliens, civils et militaires, ont également été tués dans des actions violentes ou des opérations militaires.
La situation demeure ainsi précaire dans une région où plus de 500 000 Israéliens, au milieu d'une population de près de trois millions de Palestiniens, vivent dans des colonies considérées par les Nations unies comme illégales au regard du droit international.







