Dans un contexte d'escalade des tensions internationales, la Maison Blanche a confirmé que le Groenland est désormais considéré comme une « priorité de sécurité nationale » pour les États-Unis. Karoline Leavitt, porte-parole présidentielle, a souligné l'importance stratégique de cette islande face à la montée de la Chine et des adversaires en Arctique.
« Le président a fait savoir qu'il était crucial d'envisager plusieurs options, y compris l'utilisation de l'armée pour atteindre cet objectif de politique étrangère », a-t-elle déclaré, suscitant une onde de choc parmi les diplomates européens.
Alors que les États-Unis discutent de ces mesures, le Danemark, en tant que puissance administrante du Groenland, a exprimé son inquiétude. Le ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a rejeté les affirmations selon lesquelles le Groenland serait un point d'ancrage pour les investissements chinois, déclarant : « Nous veillons sur notre royaume. » Il a ajouté que les déclarations américaines reflètent une « mauvaise lecture » de la situation actuelle et a suggéré que le dialogue était essentiel pour éviter des malentendus.
Dans un climat déjà tendu, les appels à des pourparlers rapides entre les autorités danoises et américaines se multiplient. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que toute agression contre un membre de l'Otan se traduirait par des conséquences cataclysmiques, pouvant menacer l'ordre de sécurité mondial établi après la Seconde Guerre mondiale.
Des experts en géopolitique, comme Philippe de Jong, analyste à l'Institut français des relations internationales, soulignent que « les ambitions expansionnistes des États-Unis dans l'Arctique pourraient raviver des rivalités anciennes et provoquer des tensions diplomatiques majeures. »
Alors que l'impasse persiste, les gouvernements européen et américain devront naviguer avec prudence dans ce bras de fer diplomatique, où chaque mot pourrait avoir de graves répercussions sur la paix régionale.







