Dans un contexte international de tensions persistantes, Donald Trump a récemment déclaré son intention d'augmenter le budget de la défense des États-Unis à 1 500 milliards de dollars d'ici 2027, marquant ainsi une hausse de 50 % comparé aux 1 000 milliards actuels. Sur son réseau social Truth Social, le président a évoqué la nécessité de cette mesure pour garantir la sécurité du pays en période « très agitée et dangereuse ».
Dans un discours marquant, il a insisté : « Cela nous permettra de construire l’armée de rêve à laquelle nous aspirons depuis longtemps », affirmant que cette augmentation est rendue possible grâce aux recettes générées par de nouveaux droits de douane imposés aux partenaires commerciaux, une stratégie qu'il a mise en œuvre depuis son retour au pouvoir.
Actuellement, les États-Unis détiennent de loin le budget militaire le plus élevé du monde. Pour l'année budgétaire 2026, le Congrès avait déjà approuvé une enveloppe de l'ordre de 900 milliards de dollars. Cette annonce de Trump intervient dans un contexte où les membres de l'OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5 % de leur PIB d'ici 2035, une pression exercée par le président américain lui-même.
Les analystes s'interrogent sur l'impact d'une telle augmentation sur le budget fédéral, certains experts de la défense notant que cela pourrait entraîner une redistribution des ressources au sein d'autres secteurs cruciaux comme la santé ou l'éducation. « Une augmentation aussi significative doit être accompagnée d'une clarification des priorités nationales », a déclaré un analyste militaire à la Le Monde.
Avec cette décision, Trump vise à renforcer non seulement l'armée, mais aussi à adresser ses préoccupations face à des adversaires géopolitiques croissants. En effet, les tensions avec des nations comme la Chine et la Russie ont été des moteurs constants de cette réévaluation des priorités militaires.
Alors que le débat sur le budget de la défense s'intensifie, les répercussions sur l'économie et la société américaine restent à surveiller de près dans les mois à venir.







