Les autorités américaines ont récemment renforcé leur campagne contre le pétrole vénézuélien en arraisonnant un nouveau pétrolier, l'Olina, au large des côtes de Trinidad-et-Tobago. Ce navire, initialement sous pavillon du Timor oriental, est désormais identifié comme un acteur de la « flotte fantôme » soutenue par la Russie, qui joue un rôle clé dans l'exportation de pétrole et de produits dérivés russes.
Selon des sources du Wall Street Journal et l’agence Reuters, cette saisie, survenue tôt vendredi, représente la cinquième opération réalisée par les garde-côtes américains dans le cadre de leur enquête sur les navires transportant du pétrole sanctionné en provenance ou à destination du Venezuela. L’Olina, anciennement nommé Minerva M, avait été mis sous sanctions par les États-Unis en raison de son implication dans le transport de pétrole russe.
Les responsables américains ne cachent pas leur détermination et continuent d'informer que des opérations supplémentaires sont en cours pour localiser d'autres navires tentant de contourner l'embargo. Les implications géopolitiques de cette action sont jugées significatives, surtout après qu'une précédente saisie impliquait un navire revendiquant la protection de la Russie, escorté par sa marine.
De nombreux experts estiment que ces opérations risquent d'intensifier les tensions entre Washington et Moscou, dans un climat déjà tendu. Un analyste de la politique étrangère a déclaré à Le Monde : "Chaque saisie de pétrolier aggrave le conflit entre les États-Unis et la Russie, menaçant d'escalader les hostilités dans un environnement maritime de plus en plus complexe." Cette dynamique souligne une tendance croissante vers des confrontations géopolitiques maritimes.
Alors que la guerre en Ukraine et les sanctions économiques pèsent lourdement sur les relations internationales, les États-Unis semblent déterminés à maintenir leur pression sur l'exploitation pétrolière vénézuélienne, souvent alimentée par des acteurs externes. Le cas de l'Olina est une illustration frappante de la manière dont les enjeux économiques peuvent s'entrelacer avec la diplomatie et les conflits armés sur le plan mondial.







