Le député de Marseille, Sébastien Delogu, candidat à la mairie sous la bannière de La France Insoumise (LFI), se prépare à comparaître devant le tribunal correctionnel le 9 juin prochain. Il est accusé de recel de vol après avoir partagé sur ses réseaux sociaux des documents privés appartenant à Isidore Aragones, ancien président du conseil d'administration de Laser Propreté.
Les allégations découlent d'incidents survenus en septembre 2024, durant un conflit social impliquant le service de nettoyage dans le métro et la gare Saint-Charles de Marseille. Selon le parquet de Marseille, la diffusion des documents a eu lieu cinq jours après le vol, ce qui a suscité de vives inquiétudes quant à la sécurité d'Aragones, particulièrement dans le contexte géopolitique tendu lié au Proche-Orient. Dans une déclaration rapportée par l'AFP, M. Aragones a souligné que la divulgation de ses informations personnelles l'exposait à un "danger réel".
Les forces de l'ordre avaient mené des perquisitions aux domiciles de Delogu et de son équipe, dévoilant l'ampleur de l’affaire. Les documents, partagés par le député à plus de 95 000 abonnés sur Instagram, contenaient des informations sensibles, y compris des projets financiers et des voyages à l'étranger, ce qui, selon les procureurs, constituerait une atteinte au secret des correspondances. L’enquête a attiré l’attention des observateurs politiques et des experts en droit, qui soulignent que ce genre de situation pourrait nuire à la perception publique des élus et au respect de la vie privée dans le cadre des tensions politiques actuelles.
Des voix s'élèvent parmi les analystes politiques pour appeler à une plus grande éthique dans le comportement des représentants. "Il est essentiel que les élus soient tenus responsables de leurs actions", a déclaré un commentateur politique, soulignant les enjeux de la transparence et de la responsabilité. Le Sénat et l'Assemblée nationale ont récemment renforcé les règles concernant la protection des informations personnelles, mais des cas comme celui-ci mettent en lumière les défis persistants. Ce procès pourrait également avoir des ramifications significatives pour l'image de la France Insoumise, un parti déjà en proie à diverses controverses."







