Le président américain Donald Trump a récemment annoncé la formation d'un conseil de la paix dont les membres incluent des figures influentes telles que Marco Rubio, Tony Blair, Jared Kushner, et Steve Witkoff. Ce conseil, présidé par Trump lui-même, a pour mission de superviser le travail d'un comité d'experts palestinien dédié à l’administration de la bande de Gaza.
Parmi les sept membres, seuls Tony Blair n'est pas américain. Les autres incluent Ajay Banga, président de la Banque mondiale, et Marc Rowan, un milliardaire engagé dans les investissements. Selon un communiqué de la Maison Blanche, chaque membre aura la responsabilité de superviser des secteurs clés pour assurer la stabilité à long terme de Gaza, incluant la mise en place de structures gouvernementales et la mobilisation de financements.
Ce projet intervient alors que la situation à Gaza reste très fragile. En effet, dans un entretien accordé à HuffPost, la spécialiste en politique moyen-orientale, Dr. Fatima Al-Sharif, a souligné que « ces initiatives doivent prendre en compte les réalités locales et inclure la voix des Palestiniens pour réussir. »
Une gouvernance sous haute surveillance
Le conseil de la paix a pour objectif de coordonner les efforts de reconstruction du territoire, dévasté par des années de conflit. Cette dernière phase du plan Trump inclut également des propositions pour désarmer le Hamas et retirer progressivement les troupes israéliennes.
Lors d'une réunion au Caire, le comité technocratique palestinien a été formé avec la participation de Nickolay Mladenov, désormais Haut représentant pour Gaza. Ce comité a le mandat de travailler sur des projets essentiels, tels que la reconstruction des infrastructures et l'amélioration des conditions de vie des habitants, alors que 85% des habitations ont été réduites à néant.
Le plan égyptien, qui soutient cette initiative, a fait l’objet d’un large consensus parmi les pays arabes et a suscité des réactions critiques. Des voix s’élèvent, comme celle de l’historien palestinien Ali Barakat, qui affirme dans une interview à Le Monde : « Seule une approche réellement inclusive, prenant en compte les besoins et les aspirations du peuple palestinien, pourra déboucher sur une paix durable. »
Alors que la communauté internationale surveille de près les développements dans la bande de Gaza, il reste à voir si ces nouvelles dynamiques mèneront à une apaisement durable et à la stabilisation tant souhaitée par le peuple palestinien.







