La Maison Blanche a subi de vives critiques pour son insistance à poursuivre des opérations policières à Minneapolis. Suite au décès tragique de deux manifestants, le président Donald Trump a décidé de réévaluer sa stratégie, mentionnant une "petite désescalade" lors d'une interview sur Fox News.
Pour la première fois, Trump a admis que l'arrivée de son conseiller Tom Homan à Minneapolis représentait un changement de cap. Homan, chargé de calmer les tensions entourant l'opération anti-immigration ayant entraîné la mort des deux manifestants, a pris le relais d'un autre responsable, Greg Bovino. "Ce n'est pas un retrait, mais un ajustement", a précisé Trump.
Ce retrait partiel ne satisfait cependant pas les opposants, comme Jaylani Husseini, un militant présent lors des manifestations. "ICE doit disparaître de nos communautés. Nous avons besoin de personnes qui peuvent mener ces opérations sans nuire à nos concitoyens", a-t-il déclaré. Brian Furgen, ancien militaire âgé de 55 ans, a également exprimé des préoccupations similaires.
Tom Homan, connu pour son rôle dans la politique d'expulsions massives durant la présidence Trump, a engagé des discussions avec le gouverneur démocrate Tim Walz et le maire de Minneapolis, Jacob Frey. Lors de ces entretiens, les dirigeants ont exprimé leur souhait de voir le départ des agents fédéraux et d'initier des enquêtes "impartiales" sur les incidents tragiques survenus lors des manifestations.
Une enquête que Trump surveillera de près
En ce qui concerne le décès d'Alex Pretti, un infirmier tué par balle lors d'une manifestation, Trump a promis de veiller attentivement à une enquête "honorable". Sa position a semblé plus mesurée que celle de certains de ses conseillers, notamment Stephen Miller, qui a qualifié la victime d'"assassin". Trump a également noté qu'il n'est pas prudent de se rendre à une manifestation armé, malgré ses précédentes déclarations fermes sur les droits liés au port d'armes.
Ces tragédies ont suscité une onde de choc à l'échelle nationale. Victor Wembanyama, star montante de la NBA, a partagé son indignation : "Il est fou de penser que tuer des civils pourrait être considéré comme acceptable". Élu des San Antonio Spurs, il a exprimé ses inquiétudes en tant qu'étranger vivant aux États-Unis.
La politique américaine est-elle réellement en train de changer ?
En janvier, Renee Good a été abattue par un agent d'ICE après avoir été accusée d'avoir tenté de renverser un policier. L'enquête a principalement porté sur ses actions, plutôt que sur celles du tireur.
Malgré la recrudescence des critiques, Donald Trump a affirmé son intention de maintenir sa ligne dure sur l'immigration. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a rappelé que la coopération des autorités locales avec les agences fédérales serait exigée, un sujet controversé pour de nombreux élus démocrates au niveau local.
En ce moment, une juge examine une demande du procureur général de l'État visant à interdire temporairement l'opération d'ICE dans l'État. Par ailleurs, le sort de Liam Conejo Ramos, un jeune garçon de 5 ans, a suscité une attention médiatique significative après qu'une photo émotive de lui a circulé, capturant son expression d'angoisse durant son arrestation.
Enfin, un incident a vu un agent fédéral refoulé alors qu'il tentait d'entrer au consulat d'Équateur à Minneapolis, selon les autorités de ce pays. Un tribunal a également convoqué Todd Lyons, directeur d'ICE, à une audience où sa présence en personne est exigée.







