Le Dalaï-Lama, figure emblématique du bouddhisme tibétain, a obtenu un Grammy Award lors d'une cérémonie à Los Angeles, mais cela a entraîné une réponse indignée de la Chine, qui dénonce une "instrumentalisation".
L'événement a pris une tournure inattendue avec la remise d'un prix au Dalaï-Lama lors des 68e Grammy Awards, qui se sont tenus le 1er février. Alors que les plus grandes célébrités de la musique défilaient, le leader spirituel tibétain a reçu un prix dans la catégorie livre audio, soulignant son impact culturel. "Je suis reconnaissant pour cet honneur, mais je le vois surtout comme une reconnaissance de notre responsabilité universelle", a-t-il déclaré, selon Le Monde.
Dans son message sur les réseaux sociaux, le Dalaï-Lama a ajouté : "La paix, la compassion et la compréhension de notre unité sont essentielles pour le bien-être de l'humanité". Son ouvrage, "Méditations : Réflexions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama", a semblé toucher une corde sensible, mais n'a pas été bien reçu à Pékin.
des "activités séparatistes hostiles à la chine"
À 90 ans, le Dalaï-Lama vit en exil en Inde, où il se bat pour une autonomie accrue du Tibet. La réponse de la Chine a été immédiate et virulente, dénonçant le Dalaï-Lama comme un "séparatiste". Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré : "Le Dalaï-Lama n'est pas simplement une figure religieuse ; il utilise sa position pour mener des activités séparatistes". Il a également condamné ce que Pékin perçoit comme une manipulation politique à travers cette récompense artistique.
Pour des experts, comme Gilles Boileau, politologue spécialisé dans les relations internationales, cette situation résonne comme une nouvelle illustration des tensions persistantes entre le Tibet et la Chine, où "les enjeux politiques dépassent souvent le cadre culturel". Alors que le Dalaï-Lama prône un message de paix, la Chine continue de le voir comme une menace à son intégrité territoriale.







