En réponse aux pressions des États-Unis, le président colombien Gustavo Petro a décidé de reprendre les épandages de glyphosate, malgré son opposition historique à cette pratique en raison des risques pour la santé des populations locales. Cette décision s'inscrit dans un contexte où la production de coca augmente rapidement, alertant les autorités américaines sur la nécessité d'une action immédiate.
« La Colombie a commencé la destruction de cultures de coca avec des drones », a annoncé l'ambassade des États-Unis à Bogotá le 13 février. Les responsables américains estiment que cette technologie pourra réduire la surface cultivée avec du coca, contribuant ainsi à améliorer la sécurité en Colombie et à diminuer l'acheminement de drogues vers les États-Unis.
Les épandages aériens de glyphosate avaient été interdits en 2015 en raison de préoccupations sanitaires. Cependant, le gouvernement Petro, qui avait critiqué ce choix lorsqu'il était sénateur, a finalement reconsidéré sa position. La pression des États-Unis, le premier consommateur de cocaïne, a sans doute joué un rôle dans cette décision.
Les États-Unis, sous l'administration Trump, ont exercé une forte pression pour que la Colombie, principal producteur de cocaïne au monde, intensifie ses efforts pour contenir la production de cette drogue. Malgré une tension diplomatique palpable, une récente rencontre entre Gustavo Petro et Donald Trump a permis d'aplanir certaines divergences.
Une nouvelle méthode d’épandage sous surveillance
Le ministre de la justice par intérim, Andrés Idárraga, a précisé que les drones opéreraient à une hauteur maximale d'1,5 mètre, permettant une pulvérisation précise pour minimiser les impacts sur les communautés environnantes et l'environnement. Les épandages viseront particulièrement les zones où les cultivateurs sont contraints par des groupes armés à cultiver du coca.
Cependant, de nombreux habitants s'opposent à l'utilisation de glyphosate, citant des problèmes de santé et l'impact négatif sur les cultures légales. Des organisations indigènes et agricoles se sont déjà insurgées contre cette pratique, ce qui a conduit la Cour constitutionnelle à interdire l'épandage sous l'administration de l'ancien président Ivan Duque. De plus, l’Organisation mondiale de la santé met en garde contre les effets carcinogènes potentiels de cet herbicide.







