La tension entre les États-Unis et Téhéran a franchi un nouveau seuil ce vendredi. Depuis Fort Bragg, en Caroline du Nord, Donald Trump a brièvement évoqué l'option d'un renversement du régime iranien, en pleine période de négociations sur le programme nucléaire et les capacités balistiques de la République islamique.
Interrogé sur un éventuel « changement de régime », Trump a affirmé que cela serait « la meilleure chose » à envisager. Il a également critiqué le discours des dirigeants iraniens depuis la Révolution islamique, dénonçant une perte de vies au fil des ans sans véritables avancées.
Envoi d'un second porte-avions dans le Golfe
En parallèle, Trump a confirmé l'arrivée imminente d'un deuxième porte-avions dans le Golfe persique, suite au déploiement du USS Abraham Lincoln en janvier. La date d'arrivée du Gerald Ford demeure incertaine. Les cibles d'une éventuelle opération n'ont pas été précisées ; cependant, Trump a mis en garde Téhéran contre des conséquences « traumatisantes », rappelant le bombardement de sites nucléaires en juin dernier, une opération déclenchée par Israël.
Les pourparlers entre les deux nations ont repris récemment à Oman sans promesse tangible de succès. Washington, soutenu par Israël, souhaite que tout accord inclue le contrôle des missiles balistiques et le soutien de l'Iran à des groupes armés comme le Hamas et le Hezbollah. Téhéran, de son côté, privilégie une discussion exclusivement sur les questions nucléaires, insistant sur le maintien de ses capacités d'enrichissement d'uranium.
Un accord envisageable, selon l'AIEA
D'un point de vue diplomatique, Rafael Grossi, secrétaire général de l'AIEA, a qualifié un éventuel accord sur les inspections de « possible », mais « terriblement difficile ». En novembre, l'Iran avait refusé que l'agence vérifie certains sites bombardés l'an dernier.
La contestation interne en Iran reste également forte. Reza Pahlavi, fils exilé de l'ancien chah, a appelé à des manifestations à Munich, Toronto et Los Angeles, en invitant les Iraniens à rejoindre ces mouvements. L'Human Rights Activists News Agency rapporte que plus de 7.000 personnes auraient été tuées durant les manifestations début janvier, tandis que les autorités iraniennes avancent leur propre bilan, n'évaluant qu'un peu plus de 3.000 morts à cause de « terroristes » soutenus, selon elles, par les États-Unis et Israël.







