Donald Trump a officiellement lancé son Conseil de la paix, une nouvelle plateforme mondiale qui vise à favoriser la paix et la reconstruction dans la bande de Gaza, en pleine tourmente depuis plusieurs années. Ce projet a pour ambition de se poser en alternative aux initiatives de l'ONU, suscitant de nombreuses interrogations sur sa pertinence et son efficacité.
Pour en discuter, nous avons invité Alexandra Novosseloff, chercheuse au Centre Thucydide de l'Université Paris-Panthéon-Assas, Bertrand Besancenot, ancien diplomate expérimenté, et Anne Corpet, éditorialiste à France 24. Ensemble, ils s’efforcent de clarifier les enjeux de cette nouvelle instance diplomatique.
Selon Novosseloff, "le succès de ce Conseil dépendra de la mise en place d'une véritable légitimité et des acteurs impliqués. Il est essentiel que les principaux pays concernés soient associés aux discussions." De son côté, Besancenot souligne que la crédibilité du Conseil repose sur sa capacité à neutraliser les tensions existantes plutôt qu'à attiser les conflits internationaux. "La paix ne peut être imposée par des mesures unilatérales," insiste-t-il.
Corpet, quant à elle, met en garde contre les risques de manipulation politique qui pourraient découler de cette initiative. "Les accords de paix ne peuvent se faire qu'avec la participation des acteurs locaux et régionaux, dans un vrai dialogue," affirme-t-elle.
Alors que le monde reste en émoi face aux incessants combats et à la crise humanitaire à Gaza, la question de savoir qui siègera autour de la table des négociations demeure cruciale. Quelle sera la composition de ce Conseil et quels objectifs poursuivra-t-il réellement ? Plus qu'une simple alternative à l'ONU, ce Conseil pourrait représenter un tournant significatif dans la diplomatie internationale.







