Selon l'agence d'État KCNA, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a été réélu secrétaire général du Parti des travailleurs lors d'un congrès qui vise à consolider davantage son emprise sur le pays. La décision, adoptée sans surprise, a été révélée lundi, marquant une étape clé dans la continuité de sa domination.
Le congrès, qui se tient tous les cinq ans, est un moment majeur pour le Parti des travailleurs et sert à renforcer l'autorité du régime. Au cours de cette réunion, Kim a souligné que sa réélection correspondait à "la volonté inébranlable et au désir unanime" des délégués, selon KCNA.
Sous sa direction, la capacité de dissuasion militaire de la Corée du Nord, principalement via son arsenal nucléaire, a été significativement accrue. Kim a prévenu que ce congrès apporterait des éclaircissements sur l'évolution future de la politique en matière d'armement.
Kim Jong Un a également promis d'améliorer les conditions de vie de la population, un engagement essentiel face aux défis économiques persistants, tels que les pénuries alimentaires exacerbées par les sanctions internationales. "Le parti doit faire face à des tâches historiques et urgentes, incluant l'essor de la croissance économique ainsi que l'amélioration du niveau de vie des citoyens", a-t-il déclaré.
Les médias étatiques rapportent que le congrès a également voté pour réviser ses règles internes afin de renforcer l'ordre au sein du Parti. Ce rassemblement, qui n'est que le neuvième depuis le début du règne de la famille Kim, témoigne d'une stratégie visant à solidifier la hiérarchie du pouvoir.
Les experts avisent que la valorisation de la fille de Kim Jong Un, Ju Ae, pourrait signaler un changement dynastique à venir. Bien que son rôle soit observé avec attention, le régime continue de concentrer ses efforts sur le développement militaire, ayant effectué plusieurs essais de missiles en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
En dépit des effets dévastateurs des sanctions sur l'économie nationale, les priorités de Kim restent centrées sur le militaire. Dans un monde où la diplomatie semble s'effondrer, la stabilité interne du régime dépendra de sa capacité à maintenir un équilibre fragile entre la puissance militaire et le bien-être social.
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