Une perte majeure pour le groupe rebelle
Willy Ngoma, porte-parole des rebelles M23, est décédé dans une attaque de drone près de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Cet événement, qualifié d'« escalade inquiétante » par des experts de la région, est synonyme de tensions croissantes au sein d'un conflit qui perdure depuis des décennies.
La frappe, qui a eu lieu avant l’aube, serait la réponse à l'avancée sans précédent des M23, qui ont récemment pris le contrôle de plusieurs villes stratégiques telles que Goma et Bukavu. Selon une source locale de l'Organisation des Nations unies, cette zone servait de refuge pour les rebelles.
Des habitants ont informé l'Associated Press que l'attaque ciblait spécifiquement un secteur identifié comme un sanctuaire du M23. « C'est un moment charnière, et la situation ici est extrêmement volatile », a déclaré un résident sous couvert d'anonymat pour des raisons de sécurité.
Alors que la communauté internationale tente de rétablir le dialogue pour la paix, les négociations semblent piétiner. Les accusations fusent entre le M23 et l’État congolais, chacun pointant du doigt l'autre pour les violations des accords de cessez-le-feu. Les tensions sont exacerbées par des acteurs extérieurs, notamment des accusations de soutien du Rwanda au M23, ce qui complique encore la recherche d'une solution pacifique.
Malgré les efforts des États-Unis et du Qatar pour faciliter un règlement, les combats se poursuivent. Les 24 dernières heures n'ont pas été de tout repos, témoignant d'une escalade des hostilités qui soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la région.







