Dans un tournant inattendu de la diplomatie internationale, les États-Unis ont lancé des frappes militaires en Iran ce samedi, mettant un terme à des négociations en cours à Genève. Malgré les signaux d’optimisme émis par Téhéran, la situation a rapidement dégénéré.
Ce vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait exprimé un certain optimisme concernant les discussions avec les États-Unis, affirmant : « Nous avons fait de très bons progrès. » Les pourparlers visaient à encadrer le programme nucléaire iranien tout en abordant les lourdes sanctions économiques en cours. Cependant, cet optimisme s'est heurté à des délais, et une ultimatum de Donald Trump a intensifié les tensions entre les deux nations.
La reprise des discussions d’Oman à Genève a permis d'espérer un dénouement pacifique, mais les positions américaines se sont soudainement durcies alors que la pression se renforçait sur Téhéran. Trump avait récemment déployé des forces militaires dans la région, incluant l’USS Gerald R. Ford, un porte-avions de la plus grande envergure, signalant une intention claire de riposte.
Téhéran a « rejeté toutes les occasions »
Avec l'annonce des frappes militaires, Trump a affirmé que l'Iran avait systématiquement ignoré les propositions d'accord, concernant tant le programme nucléaire que les ambitions balistiques. Ces frappes, comme l'indique le Wall Street Journal, avaient pour but de neutraliser le potentiel nucléaire de l’Iran, alors que le pays continue d’enrichir de l’uranium à des taux préoccupants par rapport à l’usage civil.
Dès le 19 février, les signes de tension étaient palpables, Trump menaçant d'intervention militaire si des avancées n'étaient pas réalisées. Le président américain a directement accusé l’Iran de vouloir renforcer son arsenal nucléaire, ce qui a été ridicule par Téhéran, qui a traité ces accusations de mensonges.
Les récents événements s’inscrivent dans un contexte de forte contestation populaire au sein de l’Iran, où des milliers de manifestants ont été tués en réaction à la répression du régime. Trump a exprimé sa solidarité, accusant le gouvernement iranien de réprimer son peuple et promettant une aide en voie d’acheminement.
« Le caïd du Moyen-Orient doit maintenant faire la paix »
Le 6 juin 2025, Trump avait déjà ordonné une série de frappes contre les installations militaires iraniennes, marquant ainsi un tournant dans les relations tendues entre Washington et Téhéran. À l'époque, il avait déclaré : « L'Iran doit maintenant faire la paix ». Parallèlement, il insistait sur la nécessité de ne laisser aucune place à l'agression.
L’avenir de la diplomatie entre les États-Unis et l'Iran semble désormais compromis. Alors que Trump ne cache pas son intention de répondre fermement à toute menace, les prochains jours s’annoncent cruciaux pour la région. Les choix que fera l'Iran détermineront si un nouveau cycle de violence s'engagera ou si une solution diplomatique pourra être envisagée.







