La garde à vue du suspect a été prolongée jeudi 5 mars 2026 au matin, « aux fins de poursuite des investigations », indique le parquet.
Un collégien de 13 ans, poignardé mercredi 4 mars 2026 dans un établissement de La Rochelle par un camarade du même âge, « est sorti du bloc opératoire », selon les déclarations du parquet. L’agresseur, qui a agi par « vengeance », a porté des coups à l’épaule et au ventre avec un opinel, sans toucher d’organe vital, selon le procureur de la République, Arnaud Laraize. Son état est désormais stable et il devrait bientôt être entendu par les enquêteurs.
Lors de l’attaque, une enseignante s’est interposée, permettant une intervention rapide du personnel éducatif. Le suspect a été rapidement appréhendé et placé en garde à vue pour tentative de meurtre, extension de sa détention ayant été ordonnée jeudi matin pour approfondir l'enquête.
Un collégien « attiré par des idées extrémistes »
Au cours de son audition, l’élève impliqué a reconnu son acte et a déclaré avoir ricocheté à sa rancune envers la victime, qui, selon lui, était animée d'un mépris durant plusieurs années. Les premières enquêtes révèlent qu’il a également été victime de violences dans son enfance et qu'il semble avoir développé une attirance pour des idéologies violentes, selon des sources proches de l’enquête.
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a qualifié l’action de « inqualifiable », tout en notant que les autorités avaient déjà réalisé 107 fouilles de sacs dans les établissements de Charente-Maritime depuis le début de l'année scolaire, dont une près de ce collège avant les vacances d'hiver. Avec une augmentation de 15 % des signalements d’objets tranchants au sein des écoles, le gouvernement a renforcé les contrôles, entraînant la saisie d’au moins 500 armes blanches entre mars et décembre de l’année précédente.







