Jeudi 5 mars au soir, alors que la menace des bombardements pesait sur Beyrouth, des habitants de la banlieue sud cherchaient désespérément à fuir. Dans un parking de bord de mer, plusieurs familles se regroupent, tentant de trouver un semblant de sécurité dans cette situation chaotique.
Un groupe de réfugiés s'est d'ores et déjà installé à même le sol. "Nous sommes comme des enfants, impuissants dans cette guerre. On ne sait pas ce qui va nous arriver," s'est exclamée une femme face aux équipes de France Télévisions. Elle tente de faire comprendre l'urgence de leur situation, témoignant de la précarité dans laquelle elle se trouve avec ses enfants. "Mon père est malade. J'ai pris quelques affaires et fait monter mes trois enfants dans la voiture. Nous étions en train de jeûner, mais maintenant, nous n'avons plus rien à manger," a-t-elle ajouté, la voix tremblante d'émotion.
L’inquiétude grandissante des Libanais
Au-dessus de leurs têtes, le bourdonnement incessant des drones israéliens rappelle le danger imminent, même à quelques kilomètres de l'endroit qu'ils ont quitté. L'air nocturne devient plus frais, et des enfants, épuisés par la peur, s'endorment à la belle étoile, sans abri. "Aujourd'hui, nous avons quitté notre maison mais n’avons aucune protection, c'est le plus douloureux. Tous nous avons besoin d’un endroit où nous sentir en sécurité," a expliqué Hussein Cheikh, un autre déplacé.
Dans cette ambiance de désespoir, un homme a exprimé son soutien indéfectible au Hezbollah, affirmant : "Nous sommes prêts à tout sacrifier pour la résistance. Ce qui se passe en ce moment est une guerre, et nous prions pour la victoire." Au fur et à mesure que la nuit avance, les questions demeurent : combien de temps devront-ils rester loin de chez eux ? Les habitants craignent de découvrir leurs maisons en ruines à leur retour, un sort qui semble inévitable dans ce climat de tension persistant.







