Le chef d'état-major d'Israël, Eyal Zamir, a annoncé jeudi que de nouvelles "surprises" étaient à attendre dans la lutte contre l'Iran. Cette déclaration intervient alors que les hostilités se poursuivent au Liban et que Donald Trump demande à jouer un rôle dans le choix du prochain dirigeant iranien.
Zamir a indiqué que l'armée israélienne avait achevé une phase initiale de surprise, au cours de laquelle elle a établi sa supériorité aérienne tout en neutralisant des réseaux de missiles balistiques. Il a confirmé que les opérations se poursuivraient pour démanteler les capacités militaires de Téhéran : "Nous avons d'autres surprises en réserve, que je ne dévoilerai pas pour l'instant," a-t-il déclaré lors d'une intervention télévisée.
À Washington, Donald Trump a exprimé son désir d'être impliqué dans la succession d'Ali Khamenei, rejetant l'idée que le fils du guide suprême puisse prendre sa place. Dans une interview à Reuters, il a supposé que les milices kurdes pourraient jouer un rôle clé dans une offensive contre le pouvoir iranien.
L'armée israélienne se prepare à intercepter de nouveaux missiles en provenance d'Iran, alors que des journalistes de l'AFP à Jérusalem ont entendu des explosions lointaines. Au sixième jour de conflit, les tensions se sont accentuées, notamment dans le sud du Liban, où le Hezbollah, soutenu par l'Iran, s'affronte aux forces israéliennes. Zamir a ordonné à son armée d'étendre son contrôle dans la région.
À Beyrouth, la panique a conduit à un mouvement de foule après une demande inédite d'évacuation par Israël, entraînant un embouteillage monumental dans un bastion du Hezbollah. Une frappe israélienne a touché la banlieue sud de la ville, selon des rapports de l'agence officielle libanaise Ani, laissant un nuage de fumée visible.
Des chiffres alarmants reportent 123 pertes humaines et 683 blessés depuis le début des hostilités, selon le ministère libanais de la Santé. En réponse à une requête de son homologue libanais, le président français Emmanuel Macron a promis une assistance humanitaire immédiate pour ceux qui fuient le conflit.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé que Téhéran ne cherche pas de cessez-le-feu ni de négociations, illustrant la détermination de la République Islamique. Des pertes considérables, avec 1.230 morts signalés depuis le début des attaques, montrent l'ampleur du conflit.
Le chaos s'est intensifié à Téhéran. D'après des témoignages recueillis par nos reporters, des drones auraient atteint le porte-avions américain Abraham Lincoln, bien que ces informations n'aient pas été confirmées. Des détonations ont également retenti au Qatar et en Bahreïn, où une frappe a causé un incendie dans une raffinerie de pétrole.
Les monarchies du Golfe, craignant des escalades, organisent leur défense face aux frappes iraniennes quotidiennes. Tandis que l'Europe reste prudente, des équipements militaires sont envoyés pour soutenir le déploiement des forces américaines dans la région. Le ministre iranien Araghchi a démenti l'intention de bloquer le détroit d'Ormuz, mais reconnait que les navires hésitent à s'y engager à cause de la tension ambiante.







