Ce jeudi, Donald Trump a annoncé le renvoi de Kristi Noem, sa ministre de la Sécurité intérieure, figure emblématique de la politique d'expulsions massives d'immigrés. Cette décision, qualifiée de "bon débarras" par certains observateurs, illustre les tensions croissantes au sein de son administration. Noem, qui prendra un rôle d'émissaire spécial pour l'Amérique latine, sera remplacée par le sénateur républicain Markwayne Mullin, en attente de l'approbation du Sénat.
Le limogeage de Noem aurait été inspiré par des auditions parlementaires tendues, reportées depuis la mort de deux manifestants à Minneapolis, ce qui a mis en lumière les critiques envers la police de l'immigration (ICE). Les déclarations de Noem, affirmant avoir obtenu un soutien pour une campagne publicitaire de 220 millions de dollars incitant les immigrés à retourner chez eux, ont particulièrement irrité Trump, selon plusieurs médias, dont Le président Trump a décrit son successeur, Mullin, comme un "guerrier MAGA", affirmant qu'il souhaitait "bâtir sur les succès" de Noem tout en corrigeant certains des aspects jugés problématiques. Noem a remercié Trump sur les réseaux sociaux pour sa nouvelle mission, tout en revendiquant des "succès historiques", citant le départ de plus de trois millions d'étrangers en situation irrégulière, un chiffre contesté par des experts en immigration. La réaction du chef des démocrates à la Chambre, Hakim Jeffries, a été cinglante : "Une catastrophe". D'autres voix, comme celle du sénateur démocrate Adam Schiff, estiment que Noem aurait dû être évincée plus tôt, se demandant si ce limogeage était réellement justifié par des considérations politiques. Trois mois après l'éviction du conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, Noem devient la seconde figure importante à quitter l'administration. Ce tournant survient à un moment où la situation budgétaire du ministère de la Sécurité intérieure est bloquée. Les Démocrates, aujourd'hui en demande pressante, exigent des réformes en profondeur des pratiques de la police de l'immigration. Les tensions entre Noem et certains républicains sont révélatrices des désaccords au sein même du parti. Le sénateur John Kennedy a exprimé son indignation face à l'utilisation de fonds publics pour des spots publicitaires mettant en avant la ministre. La montée des critiques, y compris de figures républicaines, indique un climat tendu autour des questions d'immigration et de sécurité nationale. Face à un environnement politique en évolution rapide, l'administration Trump continue de faire face à des défis tant internes qu'externes, tandis que la ligne très stricte sur l'immigration reste une priorité marquée.Le deuxième renvoi de l’équipe Trump
Une ministre critiquée même par ses pairs







