La situation au Moyen-Orient s'intensifie alors qu'Israël a déclaré une "nouvelle phase" de son affrontement avec l'Iran, marquant le début du septième jour de hostilités. Parallèlement, des frappes ciblant le Hezbollah au Liban se multiplient.
Dans une intervention télévisée jeudi soir, le chef d'état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré : "Nous avons réussi à établir notre supériorité aérienne et à neutraliser le réseau de missiles balistiques. Nous sommes désormais prêts à avancer dans la prochaine phase de l'opération".
Zamir a précisé qu'Israël s'engageait à "démanteler le régime" iranien et ses capacités militaires. Il a ajouté qu'il restait encore des "surprises" inattendues, sans en dire davantage.
La guerre, déclenchée par une offensive américano-israélienne contre l'Iran, provoque des escalades dans plusieurs régions, notamment à Beyrouth, où le conflit fait rage avec le Hezbollah. Les forces israéliennes ont reçu l'ordre d’étendre leur contrôle dans le sud du Liban.
La panique a envahi Beyrouth lorsque l'armée israélienne a fait appel à l'évacuation des zones sud de la capitale, entraînant des embouteillages massifs dans cette région peuplée par des centaines de milliers de personnes. Au même moment, des frappes israéliennes ont été signalées à l’encontre des infrastructures du Hezbollah.
Un bilan préoccupant : depuis le début des affrontements, au moins 123 personnes ont perdu la vie et 683 ont été blessées, selon le ministère libanais de la Santé.
Le président français Emmanuel Macron a appelé à tout mettre en œuvre pour empêcher que le Liban ne soit entraîné dans une nouvelle guerre, en réponse à une demande de son homologue libanais Joseph Aoun.
De l'autre côté de l'Atlantique, Donald Trump a exprimé le besoin d’être impliqué dans le choix du successeur d'Ali Khamenei, tout en affirmant que le fils du guide suprême iranien n’était pas acceptable pour diriger le pays, comme rapporté par Reuters.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a quant à lui réaffirmé la détermination de Téhéran à poursuivre le combat, excluant toute idée de cessez-le-feu ou de négociation.
À Tel-Aviv, plusieurs explosions ont été entendues alors que les Gardiens de la Révolution iraniens annonçaient avoir frappé des cibles dans la ville. Les informations sur d’éventuelles victimes restent pour l’heure inconnues.
Des frappes ont aussi touché Téhéran, le stade Azadi étant réduit en cendres, un événement documenté par l'AFP. Selon l'agence Irna, le bilan des pertes humaines pourrait s'élever à 1.230 depuis le début des hostilités, mais ces chiffres n'ont pas encore été vérifiés de manière indépendante.
Sur le plan naval, les États-Unis ont affirmé avoir coulé 30 navires iraniens depuis le déclenchement de la guerre. Par ailleurs, la télévision d'État iranienne a rapporté que des drones avaient attaqué le porte-avions américain Abraham Lincoln, bien que cela reste non confirmé.
Les Houthis, alliés de Téhéran au Yémen, ont déclaré être" prêts à répondre à tout moment" aux provocations. Les monarchies du Golfe, bien que réticentes à s'engager dans le conflit, renforcent leur défense face aux menaces en provenance de drones et de missiles.
Des frappes ont été ressenties au Qatar et à Bahreïn, où deux hôtels ont été touchés, sans pour autant faire de victimes, selon les autorités locales. L'Arabie saoudite, de son côté, a annoncé avoir intercepté trois missiles visant la base aérienne de Prince Sultan, qui abrite des forces américaines.
Alors que les frappes iraniennes diminuent, avec une baisse de 90% des attaques de missiles balistiques et de 83% des attaques de drones, selon l'amiral américain Brad Cooper, la situation demeure tendue. L’Europe, de son côté, déploie prudemment des forces militaires, avec une frégate espagnole qui accompagnera le porte-avions français Charles-de-Gaulle.
Dans un contexte de volatilité des marchés et de ralentissement commercial, les milieux d'affaires s'inquiètent des répercussions économiques. Les Gardiens de la Révolution continuent de contrôler le détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit de 20% des ressources énergétiques mondiales. En réponse, le ministre iranien Abbas Araghchi a assuré qu’"aucune fermeture" du détroit n'était prévue, précisant que ce sont les navires qui hésitent à s'y engager en raison des tensions.







