Le Hezbollah a intensifié ses actions en revendiquant une attaque de missiles sur le nord d'Israël, un événement qui ne fait qu'ajouter à l'atmosphère déjà tendue de la région. Malgré les roquettes qui s'abattent autour d'eux, de nombreux habitants, comme ceux des villages au nord du lac de Tibériade, ont choisi de rester chez eux.
Parmi eux, Jacky Mimoun et sa femme Ruth, qui vivent à Karkom, témoignent de leur quotidien sous la menace des conflits. "Les Iraniens ont envoyé leurs drones et leurs roquettes, nous les avons observés sur le lac. C'était incroyable. Cela n'arrêtait pas", explique Jacky, décrivant la violence des événements récents. Ce couple a vécu en seulement cinq jours pas moins de 18 alertes au danger. Ainsi, bien qu'ils aient préparé des sacs d'évacuation en permanence, ils n'ont pas d'abri à domicile et doivent se déplacer jusqu'à un bunker situé à 100 mètres de chez eux.
Des associations pour soutenir les soldats sur le front
Dans ce contexte de guerre, des initiatives communautaires prennent forme. Une autre Française, ancienne Parisienne et professeure, a créé une association pour soutenir les soldats en première ligne. Avec d'autres bénévoles, elle concocte des repas destinés aux troupes israéliennes. "La plupart de nos bénévoles sont françaises, et nos dons viennent également de France. Nous essayons d'assister à l'effort de guerre, car nous ne pouvons pas aller nous battre nous-mêmes", déclare Rebecca Gouri, fondatrice des "cuisinières de Karkom".
Un militaire israélien vient régulièrement chercher les repas préparés par Rebecca, afin d'approvisionner les forces en première ligne. La communauté française, qui s'étend dans le nord d'Israël, est fortement impliquée, ayant fait face à de nombreux conflits au fil des ans, créant ainsi des liens indéfectibles avec la région.







