Alors que la situation se détériore, le Liban fait face à une crise humanitaire majeure avec plus de 90 000 personnes contraintes de fuir leur domicile suite aux frappes israéliennes. D'après les autorités locales, ces bombardements ont causé la mort de 123 personnes et fait 683 blessés depuis le début de cette escalade, selon un rapport de Al Jazeera.
« On ne sait pas où il faut aller. » Ce cri du cœur émane d'Aliyeh Hijazi, 66 ans, qui, comme de nombreux Libanais, a connu l'angoisse du déplacement à deux reprises en l'espace de quelques jours. Les frappes, qui continuent d'intensifier, ont frappé plusieurs localités du sud et ont touché même des zones urbaines comme Saïda, entraînant des pertes humaines tragiques.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a mis en garde contre un « désastre humanitaire » imminent, alors que de nombreuses personnes, surtout des familles avec enfants, se retrouvent sans abri ni ressources. Selon les experts, cette crise prend des proportions alarmantes et risque de déstabiliser encore davantage le pays déjà fragilisé par les conflits précédents et les crises économiques.
Des ONG, telles que Médecins Sans Frontières, ont exprimé leur préoccupation quant à la situation des déplacés, appelant les acteurs internationaux à agir rapidement pour éviter une catastrophe humanitaire. Les faits sont clairs : si la communauté internationale ne se mobilise pas, le nombre de victimes continuera d'augmenter et des millions d'autres pourraient se retrouver dans la détresse.







