Le climat en Iran devient de plus en plus tendu. En effet, le chef de la police nationale, Ahmad-Reza Radan, a récemment lancé un avertissement sévère : tout individu exprimant une contestation sera désormais considéré comme un « ennemi ». Ses commentaires, diffusés sur la télévision nationale Irib, soulignent une stratégie de répression accrue contre toute forme de dissentiment.
« Si quelqu’un s’avance conformément aux souhaits de l’ennemi, nous ne le considérerons plus comme un simple manifestant, mais comme un ennemi. Et nous lui ferons subir le même traitement qu’à un ennemi », a déclaré Radan. Ce ton alarmant indique un durcissement des mesures répressives dans un pays déjà en proie à des tensions croissantes. Les révoltes populaires réprimées de l'année dernière sont encore présentes dans les mémoires, et cette nouvelle déclaration soulève des inquiétudes quant à la liberté d'expression et de manifestation.
De nombreux analystes, rapportant sur les médias internationaux, s'interrogent sur les implications de telles menaces. Dans une interview avec France24, l'expert en géopolitique Ali Fathollah-Nejad explique : « En qualifiant les manifestants d'ennemis, le régime se livre à une stratégie de peur, cherchant à écraser toute opposition d’une manière violente et délibérée. »
Parallèlement, les tensions géopolitiques restent élevées, avec les États-Unis ayant annoncé, selon le Pentagone, que 140 militaires américains ont été blessés depuis le début du conflit. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également insisté sur le fait que le pays « ne recherche pas un cessez-le-feu » et qu’il entend punir l’agresseur, où que ce soit.
Cette montée de la répression pourrait avoir des répercussions sérieuses, tant sur les mouvements de protestation à l'intérieur du pays que sur l'image de l'Iran sur la scène internationale. La communauté internationale suit de près ces développements, alors que les appels à soutenir les droits des manifestants se font de plus en plus pressants.







