« C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la perte de notre chère Karine Buisset », déclare Alain Boissinot, président d'honneur de l'Aasia, l'association des anciens stagiaires de l'Ifaid Aquitaine. Cette humanitaire de 54 ans a trouvé la mort le 11 mars à Goma, en République démocratique du Congo, à la suite d'une frappe de drone. Un appel tragique à la brutalité qui poursuit cette région depuis trop longtemps.
Karine Buisset, dont l'engagement pour les populations vulnérables a marqué plus de trente années, était en mission pour l'UNICEF. Les membres de l'Aasia, basés à Saint-André-de-Cubzac, sont sous le choc. « Elle était certes une collègue, mais aussi une amie précieuse qui a consacré sa vie à la solidarité internationale et au service des autres. Son expertise a été mise au profit de nombreux pays, du Rwanda au Maroc », souligne Alain Boissinot.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé ses condoléances à la famille et aux proches de Karine sur le réseau social X, en appelant au respect et à la protection des travailleurs humanitaires. « Cette tragédie nous rappelle les dangers auxquels ces héros de la paix sont confrontés au quotidien », a-t-il tweeté.
Née et résidant dans le Morbihan, Karine était également mère de deux filles et avait récemment profité de l'arrivée d'un petit-enfant. Sa famille et ses amis se souviendront d'elle non seulement pour son dévouement, mais aussi pour sa capacité à tisser des liens forts et durables. Les répercussions de sa perte sont indéniables, tant sur le plan personnel que professionnel.
Son parcours au sein de l'Ifaid, où elle a été formée aux enjeux de la santé publique et de la protection de l’enfance, lui a permis de diriger des projets avec des ONG telles que Pharmaciens sans frontières et Handicap International. « Sa générosité et son intelligence resteront gravées dans nos mémoires », avance un de ses collègues.
Les membres de l'Aasia se joignent à la famille de Karine pour pleurer une perdu inestimable. « Elle a consacré sa vie à un monde plus juste. Nous tenons à transmettre nos pensées sincères à ses proches qui partagent notre douleur », conclut Alain Boissinot.







